Auguste, Empire entre guerre et paix – Avis documentaire Arte

Ce récit antique est très solidement construit. C’est du travail à l’allemande. C’est à dire sérieux, sans fioriture et avec un but clair ; au risque de manquer un peu de charme.

Ici ce n’est pas tant l’histoire d’Auguste qui nous est racontée, mais plutôt les prémisses de sa succession.

La complexité de la succession d’Auguste.

Très jeune il s’est marié et a vite divorcé. Dans l’antiquité c’était une simple formalité. Un écrit suffisait « fais tes valises ». Il rompt avec Scribonia, et lui confisque sa fille, Julie à sa naissance. Les enfants appartiennent au père.

Les unions à ce niveau ne se faisaient que par intérêt. Avoir une descendance et nouer des alliances qui augmentaient la richesse et le pouvoir. Au moins les choses étaient claires.

Il somme le mari de Livie de divorcer et se lie avec ce personnage d’une famille influente…. Alors qu’elle est enceinte de son premier mari ! Le fils en question sera Tibère qui est promis à une grande destinée bien que n’étant pas du sang d’Auguste. Il sera adopté par lui cependant.

Sa lignée directe est assurée par les enfants de Julie sa vraie fille.

Mais Livie parviendra à manigancer pour que Tibère soit promu, quitte à faire disparaître les gêneurs. Cela se faisant beaucoup comme cela à l’époque et même sous certains rois de France bien après.

Le récit nous sensibilise régulièrement à cette complexité. Il y a même des récapitulatifs et des tableaux. On a le sentiment qu’ils ont cherché à trouver le meilleur chemin qui permettait une parfaite compréhension de cet imbroglio. Ils ont du tester cela au montage sur des spectateurs.

L’histoire d’Auguste est riche en évènements mais se raconte plus facilement.

Octavien, le futur Auguste (titre honorifique) prend une partie du pouvoir très jeune. Il est descendant de César. Il profite d’un mouvement contre ceux qui l’ont assassiné pour placer ses pions. La guerre civile se profile.

Il va écarter les deux autres membres du Triumvirat. Dont tout particulièrement Marc Antoine, avec lequel il avait fini par se partager l’empire. Il monte une cabale contre lui et Cléopâtre et les contraint à se suicider.

La route est libre. Il devient le maitre absolu des lieux tout en feignant de respecter la République. Il refuse le poste de dictateur à vie qu’on lui propose de bon coeur. Il démarre la plus grande ère de prospérité des Romains, la Pax Augusta.

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