Avis. Aliens, le retour – Sigourney Weaver – Giger – Résumé. (1986) 5/10

On s’esbaudit, on se pâme devant l’Illustre James Cameron, le réalisateur de ce machin. Pas moi. (Aliens)

La recette du « Houh, houh, fais-moi peur » est bien conventionnelle. Ce sont des appels croissants à notre cerveau « limbique », avec une neutralisation de tout potentiel critique « néo-cortical ». Les images suggestives et les bruits inquiétants doivent d’abord nous terrasser. Tout le reste vise à desserrer puis resserrer l’étau sur notre tête. Cela s’explique en termes physico-chimiques : on parle de glutamate, d’adrénaline, de dopamine et d’hypothalamus

Les grimaces de Sigourney Weaver sont loin de me convaincre. Et le débattements d’une potentielle créature extra-terrestre à la Giger (*) dans sa bedaine sont scénarisées à l’excès. Ah vous pensiez que c’est maintenant que la chose monstrueuse va sortir de son ventre… eh bien non, là elle rêvait juste.

De toute façon on sait que cette artiste increvable, sera bien là à la fin. A quoi bon s’énerver ?

(*) Hans Ruedi Giger : c’est incroyable comme on oublie facilement le véritable peintre créateur de ces monstres légendaires. Un fan de Lovecraft et un ami personnel de Timothy Leary, qui est bien au-dessus de ces films aseptisés qui se sont contentés d’exploiter a minima son génie. Non vraiment ce n’est pas un « employé » de la série Aliens… c’est bien autre chose. On lui reconnaît des liens avec l’oeuvre de Ernst Fuchs, de Salvador Dalí et de Abdul Mati Klarwein, Si vous ne connaissez pas l’un de ces visionnaires, courrez vous renseigner.

https://fr.wikipedia.org/wiki/Aliens,_le_retour

Sources et légende : Version française (VF) sur AlloDoublage3

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