Avis. Home Arthus-Bertrand. Film / Religion écologiste / Manipulations – Résumé. (2009) 3/10

Écrit et réalisé par Yann Arthus-Bertrand, ce faux Abbé Pierre de l’écologie, et produit par Luc Besson, un autre tricheur.

  • Ci-dessous un texte plein de partis pris, passionné et éminemment politique au sens large. Il est totalement contre intuitif, à contre courant. Et sans doute il est révoltant puisqu’il peut être amené à faire l’éloge du gaspillage !
  • Un texte qui n’a donc pas sa place dans un Cénacle bien pensant qui proscrirait à juste titre, la polémique, la politique, la religion… et toutes les idées qui divisent.
  • Je n’en voudrais pas à ceux qui n’ont pas envie de se farcir ces dizaines de pages.
  • Bien au contraire ! En tant qu’indécrottable républicain libéral, j’apprécie cette expression du libre arbitre le plus élémentaire. C’est aussi considérable pour moi, que Maurice Clavel disant adieu à messieurs les censeurs.

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Le préambule et le développement seront assez longs.

Cliquez ci dessous si vous voulez la version courte :

Version très très longue :

Intention

L’idée est d’abord de tenter de montrer les ficelles de ce film militant, puis de dépasser ce simple cadre. Il s’agit en fait de questionner un mouvement qui prend une grande ampleur, cette religion écologique intrusive, punitive et son florilège de présupposés. Ce n’est bien sûr pas toute l’écologie qui est en cause, mais sa manifestation la plus caricaturale.

Le film et son impact.

Il est fortement recommandé de partager les émotions lyriques des dévots de la biodiversité et de l’animal roi, d’applaudir bruyamment les pourfendeurs de la pollution et de la vitesse, de s’extasier collectivement devant les leçons des devins du réchauffement climatique, de la transition écologique, de l’économie qui tourne en rond.

Sous peine d’excommunication.

Conscients des risques, les contradicteurs font déjà profil bas.

Il n’y a pas un media en ce moment qui n’alimente servilement et superficiellement, cet envahissant « marronnier ».

Pour favoriser ce culte, Yann Arthus-Bertrand célèbre devant nous une grande messe, dans une magnifique cathédrale. Il s’agit du culte de la Terre Sainte, au sens large du thème. Le clou, si j’ose dire, étant la grande scène de la Terre mise en croix. La terre outragée, la terre brisée, la terre martyrisée mais l’espérance d’un terre libérée par nos activistes ! On a déjà entendu quelque chose comme cela.

Les images fortes que le réalisateur projette, semblent donc donner des leçons magnifiques, quasiment des paraboles christiques.

Les propos accusateurs de la voix off, tout droit venue du ciel, ont le force d’une harangue d’un Martin Luther, King ou non.

Tout cela nous parle, tous cela nous remue émotionnellement, qu’on le veuille ou non. Dans un sens ou dans un autre.

Home est une puissante fresque « écologique » qui se veut factuelle et démonstrative. Mais c’est avant tout une gigantesque claque. D’un côté ça réveille, mais de l’autre cela perturbe la raison.

Qu’on ne s’y trompe pas, c’est surtout un procès d’Inquisition orienté contre le développement et ses supposés méfaits.

C’est une proposition politique profondément conservatrice, qui vise le ralentissement, l’immobilisme, voire de décroissance. Et bien sûr l’accusé, le progrès, aidé de ces Judas présumés corrompus, n’a pas la possibilité de se défendre.

On voit bien tout au long du film que ce qui est en cause ici, c’est l’homme industrieux et productif.

A l’inverse, rien de ce qui est naturel, ne saurait être mauvais. « La terre, elle, ne ment pas » (discours de Pétain en 1940). Le principe écologique dévoyé a de curieux soutiens. Mais cela ne date pas d’aujourd’hui.

En toile de fond, le seul homme respectable, serait l’homme pur initial, le jouisseur passif qui sommeille en chacun d’entre nous. C’est le bon sauvage, qui se dore au soleil et qui ne s’en fait pas trop. On lui a promis le Paradis version Club-Med, s’il continue sa sieste, ses économies d’eau, le vélo et le tri sélectif. Le deal semble intéressant et à l’instar du pari de Blaise Pascal, on a tout intérêt à s’agenouiller.

Et bien sûr, il n’est pas question pour ces nouveaux prêtres d’entendre les bienfaits du progrès technique. On ne tient pas compte du fait que l’homme vit mieux, plus longtemps, en meilleur santé et avec plus de confort et plus de sécurité.

On doit taire toute référence aux avancées exponentielles que l’homme industrieux, ce gros vilain, a accompli.

Les militants expédieront cela avec deux trois contre-exemples et basta.

Les réquisitions développées dans le film, visent les cibles en vogue :

– Lutte contre un réchauffement forcément occasionné par l’homme (ou la femme ! Soyons inclusifs nous aussi). La part des variations décennales, voire des cycles glaciation / réchauffement n’est bien sûr pas prise en compte. En tout cas par les plus excités.

– Et on nous refait le coup de la fin du monde ! Façon couche d’ozone cette fois.

– Opposition farouche aux énergies fossiles, très largement considérées comme polluantes (pourtant joliment traitées de soleil emmagasiné dans le sol).

A l’inverse, il n’est jamais fait état par exemple, d’un nucléaire abordable, économique en traces carbone ou autre.

Faut pas charrier quand même avec les symboles écolos des grands anciens. Les ratiocinations vertes viennent à bout de toutes les contradictions, dans l’intérêt supérieur de la grande cause.

Le méthane qui trouve son chemin entre les fesses des vaches, profite aussi d’une indulgence papale. Que nos sœurs et nous-mêmes, continuent à péter en paix. Pour l’instant c’est encore permis. Jusqu’à quand ?

– Le supposé gaspillage des énergies fossiles est bien entendu largement vilipendé. Il ne faudrait pas plus consommer que le contenu d’un briquet Zippo. Et encore, il vaudrait mieux frotter deux silex, que d’utiliser une molécule de pétrole.

Bouts de chandelles ou gaspillage productif ?

Nos moines minimisent les progrès considérables que l’énergie nous a permis, en nous affranchissant d’insupportables tâches physiques.

Et on sent que ces croyants deviendraient vite haineux, si on osait énoncer qu’il faut encore et encore plus consommer de l’énergie, pour le bien de tous. Et surtout pour ceux qui sont encore à la traîne.

Mais les esprits ont été tellement manipulés déjà, qu’il est tabou de prétendre cela.

Non, ce qu’il nous faut selon ces bien-pensants, c’est de l’ascèse, un chemin de croix local et de la mortification. La messe est dite ! Des bananes qui poussent à 5000 km, c’est le fruit défendu de la Bible !

Et pourtant l’énergie, il y en a de l’énergie dans nos sols ! Cependant pas un mot pour défendre la recherche de techniques propres pour traiter ces énergies fossiles pléthoriques comme le gaz de schiste. Pas touche aux fossiles, sous peine de réveiller les Géants de la Genèse tapis sous la terre ! Il y a une mystique là derrière.

Le gaspillage a été un des moteurs fondamentaux de l’évolution. Il a permis de sélectionner les espèces les plus aptes. Il en est de même dans l’industrie, ou l’obsolescence des objets, sert leur évolution. On peut pleurer d’avoir perdu le vieux téléphone noir en bakélite, et pourtant sa mort s’inscrit dans l’avancée vers le smartphone. Jetons sans état d’âme, c’est pour le bien de l’humanité.

Une nouvelle page de notre histoire s’est écrite il y a 50 ans.

Des conquérants courageux ont été sur la lune avec une quantité inouïe d’énergie fossile. Des trésors d’intelligence et d’ingéniosité ont été nécessaires. C’est cet héroïsme technique qui est à présent le propre de l’homme.

Et leur démarche n’a rien à voir avec celle de quelques rabat-joies faisant des chichis devant des poubelles de tri sélectif. Ce n’est pas devant ces derniers que je tirerais mon chapeau.

– La diabolisation des produits distants. Les minuscules exploitations des pieux écolos, espèrent même la contrainte de la circularité, pour qu’ils puissent écouler leur produits peu rentables et peu efficaces. Et le « de saison » signifie qu’il n’y rien à béqueter en hiver. On nous vend cela comme des lendemains qui chantent !

Les anciens nous racontent qu’on s’épuisait à chercher un tout petit peu de beurre et des rutabagas à la ferme, en vélo, pendant la guerre. Bonjour l’ambiance pénurique !

– Dans le collimateur : les grandes exploitations, l’agriculture rationnelle et intense et la monoculture. Alors qu’il y eu là aussi des avancées considérables pour lutter contre les disettes et famines. Pas question de s’appuyer sur la science et le progrès. Nos citadins rêvent de mignonnes fermettes à la Marie-Antoinette. Dans leurs yeux idolâtres, à respectable distance, même le purin et le compost personnel sont exquis. Les croyants voient le bien partout.

Les économies d’échelle des grandes exploitations ne sont rien, puisque selon l’axiome de nos enthousiastes, elles ne sauraient que produire de la mauvaise qualité, avec un déficit écologique considérable.

Que faire quand les calotins rêvent d’un camarade bœuf sacré qui partagerait leur couche et qui soufflerait sur le nouveau-né le 24 décembre ? Mais n’est-il pas déjà criminel de vouloir domestiquer des animaux, avec le secret désir de les manger sournoisement après ?

L’idéal étant certainement la vulnérable exploitation autarcique avec des plantes « naturelles », les plus désagréables possibles (pour sauver la biodiversité) et avec un rendement qui assure à peine la survie (c’est la loi du genre).

Et dire que les paysans ont mis des millénaires à s’extirper de cette galère !

C’est le bonheur dans la contrainte et souffrance, bien connu des sectes.

C’est bon pour les fidèles, mais nos cardinaux « bienfaisants » eux, s’en sortiront toujours mieux. Ils se déplacent en avion, hélico, bagnoles. Ils sont à la tête de luxueuses fondations qui prospèrent grâce à leurs prêchi-prêchas. Ils prospèrent grâce à la laine de nos moutons. Mais bon…

– Les atteintes à la biodiversité.

Les variétés infinies de fruits et plantes peu goûteux doivent être préservées à tout prix. Idem pour des animaux nuisibles dont on a eu tant de mal à se débarrasser.

On brandit à tout bout de champ, la sainte croix de la biodiversité.

Modifier les gènes des plantes est diabolique par principe. Une grave offense à la religion « naturelle ».

Quelles que soit les précautions adoptées, on ne doit pas toucher pas à la sacro-sainte mère Nature. Des milliers d’années de travail empirique sur les croisements et la sélection n’y change rien. L’illusion d’une bénéfique pureté « raciale » demeure. Pas étonnant que dans le passé, l’écologie ait déjà flirté avec des idéologies nauséabondes.

Et il n’est pas question de favoriser une recherche saine et indépendante dans ce sens. Vouloir un progrès des plantes des plantes qui bénéficie à l’homme, c’est forcément le Mal.

On a déjà décrété la séparation du « chimique » et du « naturel ». Je m’en fiche, je saupoudre quand même mon plat de HCL.

Idem pour les « plantes qui guérissent » contre les « médicaments » – Peu leur importe que le médicaments soit souvent le principe actif de la plante débarrassé de ses impuretés néfastes. Ou que la « plante » aux vertus magiques, ne soit le plus souvent que de la poudre de perlimpinpin.

Idem contre la supposé médecine « dure » en opposition à la médecine « douce ». Il faut voir comment on a du mal à se dépêtrer de l’homéopathie en ce moment. Les mêmes qui nous parlent de lobbies à tous moments, sont bien silencieux quand ce sont des entités de leur camp qui agissent par derrière.

Imposture et charlatanisme nous attendent au bout du bois.

L’obscurantisme n’est jamais totalement mort. Mendel doit se retourner dans sa tombe.

D’un côté on refuse les pesticides, même employés avec toutes les précaution et de l’autre on s’oppose à des plantes modifiées qui sont protégés des insectes néfastes. Et au milieu on attend un miracle ! Si l’on compte pour se sortir de ce dilemme, sur la très longue sélection naturelle, on peut attendre longtemps, très longtemps. D’autant plus que la sélection est déjà bien contrariée par le respect de la diversité

A n’y rien comprendre.

– Dans l’arche de Noé écologiste, tous les animaux cohabitent dans la bonne entente, puisque le « vivant » est foncièrement bon. La doctrine animaliste ou des extrémistes végans, fait que le loup est l’égal de l’homme, voire lui est supérieur pour les plus fanatiques. On ne doit se garder d’écraser les moustiques. Bientôt on devra mettre un masque pour le pas les avaler, comme les Jaïns. Religion, quand tu nous tiens !

Les virus ont eux aussi le droit de vivre ? Ils ne se gênent pas eux, pour manipuler notre code génétique. C’est même leur mode d’action, de survie et de prospérité.

– (lutter contre) les inégalités, l’esprit de compétition, l’armement…

Il est lourdement présupposé dans le film, que c’est la bonne volonté, l’égalitarisme, l’universalisme, le désarmement complet (Costa Rica), qui sauveront la planète.

Les gentils n’y trouveront rien à redire, surtout dans nos pays développés où, sans le savoir, ils sont fortement protégés par tous les organismes d’État. Ils ne se rendent pas compte de ce que signifie pour leur sécurité, leurs déplacements, leur bien être, ou a contrario un pays à l’abandon. Ce sont des rêves d’enfants gâtés.

La chute du mur n’est pourtant pas loin.

Les utopies iréniques ont encore de beaux restes malgré toutes les souffrances qu’elles ont entraînées. Il est maintenant bien connu, qu’elles mènent soit à la contrainte absolue, soit à la loi de la jungle. Soit les deux.

Tout le monde devrait en être conscient, mais nos ecclésiastiques feignent de ne pas le savoir. Puisqu’eux ont la bonté immanente, à laquelle rien ne doit résister. On nous refait le coup de l’homme nouveau dans un monde nouveau.

Les images sur Lagos avec d’un côté l’insolence des richesses et de l’autre la misère la plus crasse sont sensées nous donner une leçon contre les possédants. Certes, c’est violent.

Mais la France par exemple a vu cohabiter des bidonvilles et des tours toutes neuves pendant la reconstruction d’après guerre. Les bidonvilles ont disparu. Mais ils ne veulent pas voir cela. Il y a un grand espoir dans le progrès qui est toujours occulté par nos Cassandre. Le progrès libéré apporte nécessairement des effets secondaires. Mais ce n’est pas une raison pour empêcher tout progrès. Les mauvais côtés doivent être prévenus ou endigués.

L’invention de la lampe électrique à filament a été un progrès considérable. On lui reproche à présent, à juste titre, sa fragilité et son faible rendement. Il n’aurait cependant pas été licite d’empêcher sa survenue. C’était une étape clef.

L’homme n’est pas arrivé au stade ultime où il n’a plus qu’à contempler, se reposer et goûter les fruits de l’Eden.

La perfectibilité et la soif de connaissance et de découvertes sont encore et toujours des puissances inouïes. Le progrès, l’évolution ne sont pas des alternatives, mais quelque chose de plus grand qui tient du propre de l’homme. Le but n’est pas la société statique des loisirs, mais celle bien plus captivante du bond en avant, des fulgurances, des coups de génie.

D’ailleurs, les mêmes qui visent la rente des acquis sociaux et qui souhaitent qu’on coupe toutes les têtes qui dépassent, adorent les rivalités des matchs de foot. Ils sont admiratifs de leurs idoles qui gagnent de sommes extra-terrestres. Ce paradoxe illustre que l’on est en plein conservatisme. Ceux-là veulent retenir ceux qui vont de l’avant et se bercent dans l’illusion d’un Panthéon à leur mesure.

Pour que l’homme s’accomplisse, le meilleur cadre reste la méritocratie. La compétition n’est pas une sale maladie, c’est une des plus grandes fiertés de l’homme.

Le nier est dramatique sur le plan des valeurs mais aussi pour la société toute entière. Quand on s’oriente vers le règne de la démagogie et le médiocre, plutôt que la méritocratie, on prend tous les risques et on recule.

Ce qui est curieux, c’est que nos pères fondateurs avaient fondé une République méritocratique. Elle en cultivait les hommages. L’enfant méritant était inscrit au tableau d’honneur. Comment se fait-il qu’elle soit devenue en si peu de temps relativiste ? Tout se vaut, la notation dans les écoles est abolie. Les élèves sont supposés être au moins l’égal des enseignants. Ou pire, ils deviennent des enfants rois.

Les compétiteurs ne sont pas des ennemis, ce sont des partenaires d’un effort commun qui mènera l’ensemble plus haut. Les Chinois, s’ils jouent le jeu, ne sont pas des concurrents à abattre, ce sont des moteurs du progrès. Le leur comme le notre.

– Les riches sont encore vus comme des accapareurs, des voleurs et non pas comme des organisateurs, des inventeurs, des découvreurs et des faiseurs de prospérité. Et si on peut en épingler un de temps à autre, sa caricature sera largement exposée comme exemple au pilori médiatique. Le pauvre employé qui pique dans la caisse, n’est lui qu’un opprimé qui se défend. D’ailleurs le salarié qui est soumis à sa direction, doit nécessairement bénéficier de ce fait d’une sorte de coup de pouce supplémentaire, au delà du bon sens ordinaire, pour compenser le supposé avantage du vil patron. C’est bien fait pour celui qui ne pense qu’au profit. D’ailleurs si le voleur est cadre et donc plus près du patronat, curieusement le licenciement pour vol est plus facile !

Et on arrive très rapidement, avec toutes ses protections contre des tourments imaginaires, à des contresens. Saviez-vous par exemple qu’il est difficile de virer un employé qui a piqué dans la caisse ? Le moindre écart de procédure et c’est vous qu’on envoie aux prudhommes.

Le tout est dans la présentation.

C’est encore le vieux mythe comme quoi l’homme valeureux, c’est l’ouvrier, celui « qui fait tourner les usines », pas celui qui « exploite ».

Même si le « bon » produit, il faut d’abord l’inventer, le créer, l’évaluer, se battre contre les rigidités administratives, le mettre sur le marché. Et que cela ne vient pas du ciel, mais de personnes entreprenantes et créatives qui prennent des risques.

Même si les ouvriers d’une usine qui ne fabriquerait que les même objets encore et encore au fil des temps, n’ont pas beaucoup de chance de survivre.

Même s’il y a longtemps déjà que les grands ateliers tendent à tourner principalement avec des robots.

C’est aussi une resucée de l’idéologie chrétienne initiale, du riche qui n’ira pas au paradis.

Du côté de la logique économique, on en est encore dans le principe sommaire du partage du gâteau et non dans celle de favoriser la création de richesses.

Et peu importe par exemple que la France soit la championne de la redistribution.

On ne doit pas nier que des personnes en difficulté doivent être aidées pour passer le cap. Mais si ce n’est pas organisé intelligemment, les assistés de tous poils seront de plus en plus nombreux et en voudront toujours plus. A un moment cela fait furieusement penser au clientélisme des anciens, du pain et des jeux.

On est passé de la logique du qu’est-ce que je peux faire pour m’en sortir, à celle du qu’est-ce que les autres doivent faire pour m’aider. C’est le monde de la « revendication », des « acquis sociaux », du blocage, de l’immobilisme et de la régression.

Il y a eu de vrais combats syndicaux dans le temps, mais là maintenant on est dans la gestion des totems du passé. Et quand certains prétendent en défendant leurs acquis catégoriels, vouloir montrer l’exemple et chercher ainsi le bien de tous, ils font largement sourire. On l’a vu pour la SNCF avec des avantages sociaux coûteux occasionnant des déficits qui sont renfloués par les fameux « tous ». Derrière la fiction de l’État qui peut payer, il y a tout simplement la traite des contribuables au profit de quelques uns.

Quand nos universalistes pourfendent la concurrence de la mondialisation, ils montrent un sérieux mépris pour les peuples d’ailleurs qui tentent de s’en sortir à leur tour. Alors pour les leçons sur les bons sentiments, sur l’Internationale, ils repasseront.

Bien sûr qu’il existe des problèmes et que ce n’est pas le libéralisme sauvage qui va les régler. Mais nos sociétés ont abouti au cours des millénaires à des équilibres complexes subtils. Des garde fous, des compromis, la liberté surveillée font que les choses peuvent avancer raisonnablement. La tabula rasa des populistes n’est pas réaliste.

Vulgarisation et délire collectif.

Pour sortir de la torpeur de cette transe collective de la doxa, un peu de notre bon vieil esprit critique cartésien ne ferait pas de mal !

Par principe on peut affirmer que les raccourcis de nos vulgarisateurs sont trompeurs. Comme le disait Valéry « Ce qui est simple est faux, ce qui est compliqué est incompréhensible ». Et l’écologie à l’origine est avant tout une science. Elle n’est pas à la portée de tout le monde. C’est tout sauf une série d’intuitions plus ou moins fausses, servies par des images chocs.

Toutes les religions sont administrées par des chapelles. Elles tendent à être psychorigides, paranoïaques et monomaniaques. Et l’écologie facile, telle qu’elle est déclinée à l’écran, en fait partie.

Le principe étant d’avoir une notion simple, uniciste et qui peut mouliner tout ce qui existe autour d’elle. Tous les questionnements possibles sont inféodés à cette seule idée de base. C’est cette simplicité contagieuse qui la met à la portée de tout le monde et en fait ainsi le succès.

Il est amusant de voir que n’importe qui peut brandir l’étendard de la biodiversité, du réchauffement, de l’épuisement des ressources, du naturel primant le « chimique » ou autre buzz-word. Cela se suffit à soi-même. Il n’a pas besoin d’argumenter ou de se justifier. D’ailleurs plus il sera dans l’intuition orthodoxe et moins il sera dans la déduction scientifique, mieux ce sera. C’est de l’ordre du paradis promis aux simples.

Ils ne s’en privent pas : il faut chaud dehors ? C’est le réchauffement climatique. Et surtout c’est de la faute de ces sales diesel. Les signaux de fumées ne mentent pas, cela se voit à l’oeil nu. Il fait froid, qu’à cela ne tienne, c’est à présent le dérèglement climatique. L’essentiel c’est l’écologie à vue d’homme (ceux du bon côté). Rien à faire si les cycles de refroidissement réchauffement les plus forts sont à l’échelle de plusieurs dizaines de milliers d’années.


L’appartenance au groupe a valeur de vérité. On compte ses troupes, pas ses idées.

Les principes initiaux sont devenus des dogmes.

Et les contradicteurs sont déjà menacés du bûcher.

Bon d’accord, avant cela on ne fait que de se moquer. De ricaner d’un air entendu contre le supposé aveuglement du contradicteur. Mais rapidement les choses se raidissent. Ils ne veulent pas vraiment discuter avec un critique sérieux de leur écologisme. Comme on le ferait avec un négationniste. Je m’étonne qu’il n’y ait pas encore une « loi Gayssot » pour empêcher toute critique.

Et si l’opposant semble de gros calibre, on lui fera le procès d’intention d’intérêts cachés, de liaisons coupables avec telle ou telle firme pollueuse.

Beaucoup se taisent et ruminent en silence, comme si la partie était désormais perdue.

Rien de nouveau, on a eu les mêmes séquences d’intimidation et d’écrasement avec les Staliniens, les Lacaniens et j’en passe et des meilleurs.

Tous les grands monothéismes ont eux aussi un lourd passif de violence, d’inquisition et de redressements… pour notre bien, pour nous remettre dans le droit chemin.
L’enfer est toujours pavé des meilleures intentions.

Les images sont trompeuses également et c’est ce qui a fait leur succès au service des idéologies. L’Église s’est déchirée au sujet des icônes au cours des premiers siècles, mais les iconophiles ont eu raison des iconoclastes. En cédant à la séduction des images, la Chrétienté a fait un bon calcul.

Ces éléments constituent de la propagande. Le mot ne doit pas faire peur. Cette propagande étant encore pour l’instant, plus naïve et « innocente », qu’ intentionnelle et perverse.

Je sens que certains peuvent se hérisser à cet exposé. N’est-il pas trop simple et potentiellement trompeur, lui aussi ? Mais la barre est actuellement tellement de l’autre côté. Faut-il avoir peur d’en mettre un sérieux coup ?

Les Guides

… « Home » rien que cela !

Ou comment la religion écologique tente la confiscation de la planète entière.

Grâce à des « guides » qui espèrent surtout asseoir leur pouvoir sur ce qu’ils considèrent leur propre « Home ».

Une nouvelle caste de prêtres s’apprête à prendre les clefs de la « Maison ».

Ça doit être grisant pour ces harangueurs, en mal de notoriété.

Ça doit être flatteur de devenir les « gentils » organisateurs de tout cela.

Surtout qu’ils viennent de loin, c’était quasi inespéré.

Yann Arthus-Bertrand a d’abord fait du cinéma sans succès.

Nicolas Hulot a commencé comme animateur télé…

La force exorbitante de la présence à l’écran ou à l’antenne, ils connaissent. A l’heure où Johnny Hallyday, simple interprète, a droit à des funérailles nationales, tout est devenu possible dans le show-biz. Ils ont d’ailleurs un prédécesseur, Claude Vorilhon, dit Raël. Ex chanteur et ex journaliste. Exemple à suivre ?

Bien sûr ils ne sont pas si méchants que cela.

Comme dans toutes les idéologies, ces prétendus visionnaires à l’expertise douteuse, croient vouloir faire le bien de tous, même contre notre gré. Cela ne les rend pas moins dangereux.

Enfer ou paradis

Le « Home » recolorisé que ce clergé nous promet, risque de devenir un morne pavillon de banlieue, au confort spartiate.

– Pavillon où l’on passe son temps à du tri sélectif. Surtout sans déléguer cette tâche car l’important est dans la culpabilisation, pas dans l’efficacité. Sans profiter d’un progrès qui généralement vise à nous faire échapper aux tâches ingrates et répétitives.

– où le moindre filet d’eau doit être économisé… pour qu’il y ait plus d’eau dans les zones désertiques ?

– où le déplacement est fortement compromis sous prétexte que le pauvre humain égaré souille la planète de sales cacas carbone.

La vitesse c’est le mal en soi, puisque cela permet à certains d’aller plus vite à destination que les autres. Elle porte en soi l’honni esprit de compétition qui serait responsable de toutes nos erreurs. La rapidité de déplacement brise le vieux rêve idéologique d’une humanité calée sur le plus petit dénominateur commun. L’égalitarisme coupeur de tête de nos bien-pensants néo-sans-culottes. Bienvenue aux champions de l’immobilisme… qui eux bien sûr on le droit de se déplacer en avion, hélicoptère et tutti quanti, vu que leur cause est supérieure à toute autre.

– où tout le monde sera à vélo. Sachant que les pauvres du tiers monde ont peiné pendant des décennies pour se débarrasser de ce mode de transport. Et que nous devrions faire sans broncher le chemin inverse.

– où dans l’idéal on devrait vivre en autarcie légumière. A table avec nos amis loups devenus végétariens pour le coup. En respirant l’odoriférant et polluant méthane qui lui est bon puisqu’il sort des fesses de nos sœurs les vaches.

– où, qui sait, progrès suprême, on fera un jour son propre métal avec un four personnel comme le l’espérait jadis le « génial » Mao.

– Et je ne parle pas de tous les progrès dont on devra se débarrasser, le nucléaire médical, le nucléaire non polluant des centrales, les OGM… Et tout le reste, car la nature est décrétée bienveillante, l’homme bon et tout ce qu’il a entrepris jusque là est mauvais.

Nos Danube de l’esprit n’accepteront jamais de voir qu’on vit beaucoup plus longtemps, que le monde est plus sûr, mieux nourris etc, grâce aux avancées de la sciences et des techniques.


D’ailleurs le plus souvent la démarche scientifique est contestée. Il y aurait parait-il d’autres logiques possibles que la preuve et la raison. De gentilles sciences molles contre de méchantes sciences dures, en quelque sorte. Le progrès est contesté en tant que tel. Il est même devenu « l’idéologie du progrès ». Le combat anti-progrès est comparable à celui des créationnistes.

Le simplisme et les fumeuses généralités prévalent.

L’efficacité écologique n’est jamais remise en cause, vu que « c’est bon pour la planète ». Tant pis si les panneaux solaires, l’énergie marémotrice, les éoliennes ne donnent pas les résultats escomptés. Pourvu qu’on ait comme objectif l’énigmatique « croissance durable ».

Ils préfèrent promouvoir le maximum de tabous et d’interdits. Et ils voudraient qu’on s’abrutisse à passer tout notre temps à chercher à les respecter. Ou à fauter, puis nous confesser.

Et si la France est considérée comme un bon élève sur les critères écologiques habituels, il faut quand même continuer à culpabiliser. C’est le fondement de la démarche, pas de raison de s’arrêter.

Le diesel a fait de grands progrès. Mais comme on a décidé de simplifier à outrance, le diesel quelque soit les avancées, restera toujours le Diable. Bien fol celui qui osera en douter.

Ce qui compte dans leur démarche c’est l’implication. Le geste du tri sélectif est un micro-engagement politique de tout un chacun, plus qu’une réelle nécessité écologique. Geste pénalisant en temps et en espace, surtout dans un petit studio. Les Suisses et bien d’autres ont déjà inventé des machines intelligentes qui trient a posteriori.

D’ailleurs une certain militantisme conduit déjà à diaboliser l’homme… L’animal est mis au premier plan et l’homme considéré comme son prédateur principal est mis au piquet. La prééminence de l’humain est contestée. Notre caractère omnivore est critiqué comme s’il ne s’agissait que d’une simple mauvaise habitude à corriger.

les thèses animalistes sont porteuses d’un nouvel obscurantisme : déni du propre de l’homme, péjoration de la science considérée comme un discours sur le monde parmi d’autres,

Religion

Bien sûr que je caricature mais il faut bien cela pour tenter de réveiller notre esprit critique ! L’écologie avant d’être devenue une religion est avant tout une science respectable. Je vous l’accorde bien volontiers.

On ne peut pas ouvrir son poste sans que le propos quel qu’il soit, finisse par être enrobé de cette ambiance là.

Il faut dire que l’idéologie est simple voire simpliste et qu’elle est à portée de n’importe qui, voire d’une gamine de 16 ans (Greta Thunberg).

Ceci devrait nous alerter. Eh bien non, au contraire, si l’oracle était sortie de propos sibyllins d’un enfant de 5 ans, cela aurait même été plus démonstratif.

Les images de ces foules guidées par une voyante adolescente ne sont pas sans rappeler les phénomènes d’apparition de la Vierge aux enfants et ce qui s’en suit. La même ferveur, le même besoin de croire à tout prix. La même inféodation de la raison au beau « story telling »

Je ne me réjouis pas de voir que la population fait plus confiance à l’innocent qu’au savant.

Mais on le sait depuis un moment. Je préfère citer Paul Valéry « Ce qui est simple est toujours faux. Ce qui ne l’est pas est incompréhensible », plutôt que le « Plus le mensonge est gros, plus il passe » de Joseph Goebbels.

Dans un film comme Home, on est dans ce registre là.

Les images sont magnifiques et démonstratives. Comme un portrait de Che Guevara, elles semblent se suffire à elles-mêmes. On sait pourtant que les images sont trompeuses. A cause d’elles, on a assisté à de nombreuses manipulations idéologiques. Elles ont servi autant la propagande perverse et manipulatrice, que les croyances naïves.

Les propos sont accusateurs et culpabilisateurs comme l’ont toujours été les grands sermons. Ces vociférations passionnées sont fortement mobilisatrices. Elles ont permis maintes fois de mettre en mouvement les foules et d’ébranler les civilisations. C’est le rêve secret.

La dynamique du groupe et le sentiment d’être dans le cercle des élus fait le reste.

Chasse aux opposants.

Les opposants n’ont pas de place dans le système. Pour les écarter, soit on les méprise et on s’en moque, soit c’est l’anathème, soit on « tue » les plus récalcitrants. Il n’est pas question d’échanger avec eux puisqu’ils sont par essence le Diable, ou au service de ce dernier (supposés intérêts cachés au profit de firme, par exemple…)

On peut éventuellement tenter l’endoctrinement d’un égaré pas trop averti… Les distributeurs de flyers, témoins de Jéhovah, ne font pas mieux.

Il est amusant de voir que n’importe qui, qui ne fait que brandir « la biodiversité » ou autre buzz-word est subitement écouté respectueusement. Cela fait pousser des ailes aux manipulateurs en herbe.

Idéologie et politique.

Il n’y a rien de nouveau et on a eu les mêmes problèmes récurrents dans l’histoire du 20ème siècle. L’idéologie est aussi fortement collée à l’humain que le sparadrap du capitaine Haddock.

Il n’a pas été plus facile de « discuter » avec un stalinien convaincu, un nazi, un membre d’une secte, un lacanien et j’en passe pour ne froisser personne. Chacun avait sa « solution » pour les récalcitrants.

Dans ce film on retrouve aussi cette idéologie omniprésente de l’universalisme bonhomme. L’Homme redevient fondamentalement bon et gentil, si on le débarrasse des diktats de la croissance et de ses conséquences aliénantes sur l’individu. Croissance aveugle qui ne serait qu’au service de quelques égoïstes. L’Homme « naturel » est foncièrement sain et le progrès l’a perverti. Le bon sauvage, voilà l’exemple à suivre.

Pour les tenants de ce parti pris, il n’y a pas au fond de civilisations et d’ethnies différentes. Il y a tout au plus des folklores divers et plus ou moins photogéniques. De quoi ramener de beaux souvenirs de vacances.

Le « choc des civilisations » ne peut avoir lieu, puisqu’on est amené au contraire à un grand métissage uniformisant.

Mais dans le fond ce qui est attaqué au-delà du consumérisme et de la croissance, c’est à nouveau le Capital et le libéralisme. La recherche du profit de quelques uns serait la force cachée qui nous pousserait à acheter au-delà de nos besoins et nous conduirait ainsi à notre perte « écologique ». A la base, ce sont très banalement des idéologies néo-marxistes.

Bien entendu l’accumulation de biens n’est pas un but en soi. Elle est souvent guidée par la peur de manquer, artificielle ou non. Mais c’est un ressort profond de l’humanité.

Si l’homme n’a pas d’autres ambitions, c’est sans doute parce que la famille, le couple, le cercle, la société ne lui procurent pas d’autres horizons. Mais se réfugier dans la religion écologique, la contrainte et la pénurie, risque d’apporter bien plus de frustrations.

Les outils de développement qu’apporte le progrès restent une espérance majeure. Par exemple, par les algorithmes (je préfère ce terme au nébuleux « intelligence artificielle ») et les neurosciences on ira vers un enseignement plus individualisé plus performant, qui lui même est susceptible d’augmenter le champ de vision et d’ambition de chacun. La solution n’est pas dans un abrutissement par d’innombrables rituels écologiques ou apparentées, ni dans le « chacun doit cultiver son jardin » 24 heures sur 24.

La démocratie, voire la médiocratie , est la référence ultime. Même les causes du réchauffement sont déterminées maintenant par un vote de chercheurs sélectionnés qui s’impose et non pas par des preuves scientifiques.

Et si la démocratie occidentale est à géométrie variable, on s’en accommode car la fin justifie les moyens (Hitler « démocratiquement » projeté sur le devant de la scène. Annulation de la victoire électorale « démocratique » du Front islamique du salut (FIS) en Algérie en 1991…)

Idem pour l’idéologie occidentale du libre échange commercial… quand cela nous arrange. Mais c’est un autre sujet.

Images pieuses.

Yann Arthus-Bertrand a au moins du talent pour les belles images vues du ciel. On ne doit pas lui ôter cela. Bon, ce n’est quand même pas Terence Malick, l’enchanteur inspiré de l’espace.

Mais on peut être indulgent car la compétition est rude dans ce petit monde des prédicateurs télévisuels et de ciné.

Tenez par exemple, celui-ci :

Coup de chaud, canicule, la grenouille Hulot ex présentateur de télé, sort de son bocal pour s’exprimer. Notre Cassandre national, nous présente sa tête des mauvais jours à la Roger Gicquel (cf sketch Coluche) qui serait pris les catastrophes médiatiques sur les pompes.

Lui il est surtout doué pour les apparitions médiatiques miraculeuses.

Bon courage, si vous voulez également avoir l’air conscientisé, il vous faudra faire également cette triste figure.

Malraux aurait proclamé que « Le XXIe siècle sera religieux ou ne sera pas.» ou bien « Le XXIe siècle sera mystique ou ne sera pas. » – Qu’il l’ait dit ou nous, l’esprit de l’une ou l’autre phrase reste pertinent. Il montre la permanence de l’envie de croire aveuglément au-delà des simples réalités. Le religion écologique n’est qu’une résurgence de ce déterminisme profond.

Alternatives.

Pour tenter de conjurer les idées stériles de la « décroissance », certains rêvent de politiques publiques écologiques qui amèneraient prospérité et emploi.

Le problème c’est que les domaines industriels de l’écologie sont déjà prospères ailleurs. Par exemple en Chine avec les panneaux solaires ou les batteries. On a peu de chance de rattraper ce retard. Il vaudrait mieux continuer à faire prospérer ce qu’on sait faire. Les centrales nucléaires auraient du être un des pôles d’innovation mais on est en train de perdre pied dans ce domaine, et la défiance écolo n’est pas pour rien dans ce fiasco annoncé. Les avions sont une autre carte. Alors quand on entend qu’on devrait supprimer tous les trajets courts, on reste sans voix.

Les illusions de la « croissance propre » reposent sur la délocalisation des entreprises dites sales. En A c’est mieux mais en A + B c’est constant.

Les achats de proximité ne réalisent une économie «écologique » que parce qu’ils consistent à se priver de produits (pas de bananes, pas d’ananas etc dans la bande tempérée ou nordique) La pénurie n’est pas un but en soi !
Les voitures électriques ne sont pas moins dépensières « écologiquement » si on tient compte de la fabrication et de la transformations des énergies traditionnelles en électricité. Et l’espoir d’un miracle ne va pas remettre en cause les lois scientifiques fondamentales. Rien ne se perd mais rien ne se crée. Le mouvement perpétuel fait toujours rêver les âmes simples.

Et quand l’homme gagne d’un côté, il est amené à vouloir plus. Les gains espérés par l’isolation tendent à être investis dans des maisons plus grandes. Et l’équation finale est la même.

La pollution est un phénomène relativement périphérique par rapport à l’ensemble des progrès industriels et des avancées de la science. Pourtant, certains tendent à mettre l’écologie au premier plan et à lui subordonner la recherche et la technique.

A moins de considérer qu’il faut tout arrêter par principe, les avancées écologiques dépendent en grande partie des découvertes. On a un exemple avec le coup d’arrêt autoritaire sur la recherche en faveur d’une exploitation saine des gaz de schiste. Il n’était même pas question d’y réfléchir !

On se retrouve un peu dans un tête à l’envers démocratique, comme lors des décennies de défense exclusive des minorités. Ce qui a fini par sous-estimer les intérêts des majorités. D’où des frustrations qui ont été exploitées par les populistes.

(*) Pas que je doute du réchauffement climatique en soi. Il serait attesté scientifiquement, même si on en discute encore les causes ou nos capacités à inverser ces mouvements. Il faut dire que la planète a connu à l’échelle de l’histoire humaine des glaciations et des réchauffements et que ces cycles sont difficiles à prédire exactement. Le sujet ici n’est pas le réchauffement mais la religion écologique et sa propagande.

https://hal.archives-ouvertes.fr/file/index/docid/957910/filename/MAUSS_Economisme_Flipo.pdf

https://fr.wikipedia.org/wiki/Home_(film,_2009)

Yann Arthus-Bertrand

Fausse modestie d’un faux Abbé Pierre de l’écologie

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