Avis. Hygiène à travers les âges – Documentaire Arte – Scheisse ! C’est du propre ! Résumé. (2021) 8/10

Grâce à ce survol historique, il apparaît que les nécessités de l’hygiène n’ont pas toujours été claires. Ce tâtonnements se sont calmés quand on a compris les vraies causes des maladies infectieuses.

L’hygiène a d’abord été la propreté et les plaisirs de l’eau. Les Romains aimaient à ce que les déjections soient évacuées le plus discrètement possible. Leur science excellait dans les aqueducs et tuyauteries diverses. Mais ils se méfiaient quand même de l’eau comme brevage.

Les bains publics et les wc collectifs étaient de vrais lieux d’aisance et de sociabilité. Le pauvre côtoyait le riche. Et l’ultra riche avait ses propres installations. La pratique de l’éponge au bout d’un baton pour se récurer le derrière n’était pas le summum de l’hygiène.

Le Cloaca Maxima permettait les rejets à distance. Très tôt on a reconnu la valeur des ces engrais organiques.

Les châteaux forts ont fini par disposer d’excroissance permettant de beaux vols planés d’étrons.

Le moyen-âge était plus propre que l’on croit pour les particuliers, mais bien plus sale pour la collectivité qui vivait en ville. Les cochonneries laissées partout sont devenues un enfer. La mortalité des villes étaient bien supérieure à celle des campagnes.

Les demeures indépendantes avaient des wc dans le jardin avec une fosse septique vidée régulièrement. J’ai vu de mes yeux de tels dispositifs à la campagne encore il a quelques décennies.

La promiscuité des bains et une certaine libéralité des mœurs a fait prospérer les maladies contagieuses dont celles qualifiées de honteuses.

Rapidement la collectivité a du se prémunir, de la syphilis, du typhus, de la typhoïde et bien sûr de la lèpre.

Venise aurait inventé l’isolement (isola) et la quarantaine. Des grands pas en avant. On se sert de cela encore de nos jours.

Plus tard ce fut le choléra. Le reportage étant allemand ce sont les chercheurs de se pays qui sont mis en avant. La théorie tellurique a été défendue par Max von Pettenkofer.

Moi, j’avais en effet entendu que les débuts de l’épidémiologie du choléra à Londres. John Snow, a compris le rôle de l’eau et des puits contaminés.

La même bagarre a lieu dans le domaine de la découverte des microbes et de leurs implications. Nos amis teutons mettent sur la même ligne Robert Koch et Louis_Pasteur.

Et les perfides germains ne nous loupent pas, en appuyant là où ça fait mal à notre fierté nationale, comme pour ce Versailles où l’on « chie » dans les coins.

La fièvre puerpérale a bien été tracée par Ignace Philippe Semmelweis. Mais avec des bases conceptuelles fausses, il n’a pas réussi à convaincre de l’intérêt de sa prophylaxie.
Cela dit on ne peut que constater que les vrais progrès de la médecine et sciences associées, ont été acceptés assez facilement.

On parle en bien aussi d’Haussmann qui a aéré les villes. Son exemple a été bien suivi dans l’Europe avancée.

Le récit nous parle de la redoutable grippe espagnol de la fin de la première guerre mondiale, du VIH, de Covid-19

Il conclut avec le Musée_allemand_de_l’hygiène à Dresde fondé dès 1912 et qui donne bien envie d’aller le visiter.

https://www.arte.tv/fr/videos/097496-000-A/l-hygiene-a-travers-les-ages/

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