Avis: Le Train de la mort. Sherlock Holmes. Basil Rathbone – Cumberbatch. Nigel Bruce – Freeman 7/10

Ce film / série de 60 minutes date du milieu des années 40. Il est américain, alors que les principaux acteurs sont britanniques. La patine reste cependant totalement british.

  • Cette double nationalité est donc un mystère. Et ce paradoxe a commencé en 1939. Sans doute en rapport à un repli stratégique du à la guerre.

Basil Rathbone est considéré comme une bonne incarnation de Sherlock Holmes. Et jusqu’à à l’arrivée de Sherlock / Benedict Cumberbatch (série télévisée) de Mark Gatiss et Steven Moffat, dans les années 2010, je m’en contentais. Mais le saut quantique dans l’intelligence et la contemporanéité du personnage a tout bouleversé.

  • On reste cependant attaché aux vieux épisodes surannés. On peut parfaitement avoir une vie heureuse de cinéaste en s’accommodant des deux versions. Et pourquoi ne pas lire les bouquins de Sir Arthur Conan Doyle finalement.


Nigel Bruce contre Martin Freeman en Dr John Watson, c’est une autre affaire. Le match est plus serré.

Dans cet épisode ancien, on ne voit pas le Pr Jim Moriarty. Et dans ce rôle clef, le très moderne Andrew Scott des Sherlock fait des merveilles. Son jeu et les dialogues atteignent des niveaux stratosphériques.

Bref, on n’est pas dans les mêmes catégories, tant pour l’intrigue, la finesse des raisonnement du violoniste surdoué du 221B Baker Street et la nouvelle psychologie Asperger-like. Et encore, on met de côté la force du tournage et toute la technique, là aussi qui est au sommet dans les nouveaux opus.

Le Train de la mort en noir et blanc et à vapeur, est de facture très classique. Le romanesque de l’épisode est quasiment calqué sur les méthodes d’Agatha Christie. Tout le monde peut être coupable et le plus coupable d’entre eux est celui qui le plus indétectable. Il y a même la fameuse scène finale où tout le monde est réuni. Un diamant d’immense taille est au centre de l’intrigue. Et bien entendu, vu le peu de protection, l’ami Sherlock va le substituer.

La réalisation de Roy William Neill est bien menée. Il y a du sérieux. Contrairement au glaçant Sherlock contemporain, l’oeuvre ancienne a une bonne dose d’humour, et ce bien sûr au détriment de Nigel Bruce / Dr John Watson.

Les seconds rôles ne sont pas en reste. Ils ont tous des bonnes têtes bien caractérisées et une personnalité (voire plusieurs).

On revoit donc cela avec plaisir.

https://fr.wikipedia.org/wiki/Sherlock_(s%C3%A9rie_t%C3%A9l%C3%A9vis%C3%A9e)

https://fr.wikipedia.org/wiki/Basil_Rathbone

Basil_Rathbone dans Sherlock Holmes

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