Avis. Michel Bouquet. Un Condé – Résumé. (1970) 4.5/10

Ces vieux films policiers sont vraiment conventionnels. Ils ont encore tous les tics des années 60. Ils n’ont vraiment pas pris la mesure que les temps ont changé (The Times They Are a-Changin’ 1964)

La clope au bec, cela donnait alors de la contenance (expression d’époque) – Et donc tout le monde fume sans arrêt.

Il en est de même pour l’alcool. Ce qui donne l’impression de remplir le fantasme pénurique du spectateur. Pourtant on y avait accès alors, car s’en était fini du serrage de ceinture d’après guerre. Sans doute que personne n’avait averti la production que le dernier conflit mondial était loin derrière eux.

Il y a de très méchants truands dont le brave Henri Garcin qui force le rictus mauvais. C’est l’ambiance castagne à la Lemmy Caution (Eddie Constantine), mais sans une once d’humour.

Les gros durs font tout leur possible pour racketter un bar qui leur résiste. Ils assassinent le pauvre jeune propriétaire qui ne veut pas payer. Françoise Fabian reprend l’affaire de son frangin et est forcément maltraitée à son tour.

Michel Bouquet fait le flic vengeur, ce n’est pas trop son registre et cela se voit. Il est aidé par Bernard Fresson, un policier de terrain.

Et comme il se doit dans ce climat post-68, la pègre est liée aux politiques. Ces derniers sont à l’évidence de droite, puisque le pouvoir est tenu sans discontinuer par cette aile depuis tant d’années.

La France s’ennuie mais le ministre de l’intérieur Raymond Marcellin veuille au grain. Il fera tout pour interdire ce film bien innocent. Ce qui bien entendu suffira à en faire le succès.

On assaisonne cette mauvaise soupe avec l’inévitable Michel Constantin et quelques autres.

On doit cela à Yves Boisset, dont on pouvait espérer mieux.

https://fr.wikipedia.org/wiki/Un_cond%C3%A9

Envoi
User Review
0 (0 votes)

Laisser un commentaire