Avis. Mirrors – Film – Kiefer Sutherland – Résumé. (2008) 5/10

Un film d’horreur exhibitionniste peu convaincant. A ranger dans la catégorie peu flatteuse, des attractions de foire un peu « cheap ».

Le scénario ultra mince est juste un prétexte à exposer violence, déliquescence et mort.

Le tout sous des dehors qui se veulent esthétisants, et d’omniprésentes prises de tête. Ce qui n’arrange rien.

Et puis, il y a cet sempiternel trépied de réalisateur fatigué : fantasmes – folie – traversée du miroir.

Où suis-je ? Qui suis-je ? Où vais-je ? (et dans « quel-état-j’ère »)

Le personnage principal est-il vraiment fou ? N’est-il qu’en crise ? Est-ce juste un cauchemar ?

Et si c’était vrai ? Ce monde alternatif ne peut-il pas exister ? Ah ouais, on nous refait le coup de la « Twilight Zone » !

Je baille.

Kiefer Sutherland était jadis un assez bon acteur. Il savait choisir ses rôles.

Il campe ici, de manière peu convaincante, un ancien flic alcoolique, torturé par ses démons et totalement déclassé.

En tant que veilleur de nuit, il doit faire des rondes, dans un ancien grand magasin de le ville, qui a été dévasté par les flammes.

Déjà le décor sonne faux. Le vieil immeuble est trop uniformément brûlé et pas assez déstructuré. C’est comme une maquette 3D sur laquelle on applique un skin « effet brûlé », à partir d’une palette basique. On pourrait tout aussi bien mettre « camouflage militaire ».

Ça fait vraiment images de synthèse de piètre qualité.

A l’intérieur, les détails sont peu crédibles. Les miroirs ont curieusement tenu malgré les températures extrêmes. Les mannequins en plastique sont juste cramés ce qu’il faut, pour leur donner des airs de vrais zombies. En manipulant les éclairages, on obtient un banal effet « ouh ouh fais moi peur  ! »


Kiefer à la dérive, passe son temps à nous faire une tête pas possible, l’histoire de nous supplier de rentrer le film. Peu engageant.

Pour que le spectateur, ne parte pas se flinguer, on rajoute une poupée, la belle Amy Lysle Smart. Une ex-mannequin, habituée de ce genre de sauvetage. On quittera quand même la salle, dès que la pauvrette aura sa mâchoire horriblement désarticulée, avec les pires souffrances, dans une baignoire chargée en sauce tomate bien rouge. Plus aucune raison de rester.

Pour une fois, on ne va être trop fier que le talent français s’exporte dans le monde. Le jeune réalisateur parisien Alexandre Aja, fera un peu mieux en 2019 avec Crawl.

Attention, ce n’est pas fini. Planquez-vous ! Le mal est partout. Ils ont osé faire une suite, Mirrors 2 (2010). Et c’est ça qui est vraiment effrayant !

https://fr.wikipedia.org/wiki/Mirrors_(film)

Kiefer Sutherland
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Dégâts des eaux ?

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