Avis. Pas un mot. Film psychiatrique. Michael Douglas – Résumé. (2001) 5/10

Don’t Say a Word

On baille. Un improbable thriller psychiatrique.

Michael Douglas incarne un aliéniste new-yorkais. Sa petite fille est kidnappée. Mais il ne s’agit pas d’une rançon.

Des brigands ont besoin de lui, car ils sont à la recherche d’une information permettant de récupérer un butin. A leur avis, seul un pro peut percer cet ultime coffre fort, qu’est l’inconscient.

Ils exigent que ce spécialiste fouille dans le cerveau d’une adolescente internée et très perturbée. Elle a vu quelque chose. Il faut les bons outils pour lui extirper ce code chiffré. Ils sont très pressés. L’enjeu est énorme.

En ce qui concerne la « clinique », la jeune montre des symptômes bizarres, à la limite de la simulation. Fausse catatonie, grosse trouille et sans doute vraie syndrome post traumatique. Diagnostic acceptable. Mais qui justifie difficilement quelques années d’asile.

Les autres « fous » de l’établissement correspondent bien aux caricatures cinématographiques habituelles. Il y a des codes que les spectateurs aiment bien retrouver et que les réalisateurs mal informés s’empressent de recopier.

S’ensuivent de multiples péripéties.

Le film est si conventionnel, que l’on se doute très vite, que le gentil héros, sa femme et sa fille, s’en sortiront indemnes. Alors, à quoi bon ces numéros de cirque, ces poursuites et ces rebondissements factices ?

Et donc, très rapidement, le scénario n’a plus de véritable intérêt.

On finit par penser à autre chose, pendant que les protagonistes plus ou moins patibulaires, se menacent, se frappent…

Le coup des flash-back mémoriels ne parviennent pas à sauver le film.

Il en est de même de ce énième avatar du « triomphe de la volonté ». Non, ceux qui s’obstinent pour une cause juste, ne sont pas toujours automatiquement récompensés.

Le pseudo-suspense du code est maintenu très artificiellement, façon métaphore filée.

Mais même un spectateur indulgent finit par rester indifférent à ces rebondissements à deux balles. On regarde sa montre. On baille. On se met à penser que les expressions de Michael Douglas sont somme toute assez limitées, qu’il n’est pas si bon que son père… Vous voyez où ça mène !

https://fr.wikipedia.org/wiki/Pas_un_mot

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