Avis : Prima della rivoluzione. Bertolucci. Talleyrand. 4/10

Notre Talleyrand protéiforme a dit : « Celui qui n’a pas vécu avant la révolution [prima della rivoluzione en italien] ne sait pas ce qu’est la douceur de vivre ». Le même a défendu tous les régimes et a donc aussi surfé sur cette vague.

Il faudrait pouvoir demander à ceux qui sont montés sur l’échafaud, ce qu’ils ont éprouvé sur les marches… Quelle douceur de vivre ?

Pas de fausses querelles, le bilan révolutionnaire 1789 peut être défendu, mais ce film pré-soixante-huitard beaucoup moins.

Comme souvent ces révolutionnaires en herbe sont d’un milieu bourgeois où on n’a pas trop à se préoccuper des contingences. D’ailleurs ces jeunes ne « foutent » rien, à part s’apitoyer sur leur sort (enviable). D’où de vastes espaces libres pour des rêveries marxistes.

Une histoire d’amourette entre deux beaux gosses pour tenter de désennuyer le spectateur, mais aussi pour opposer deux thèses. Il s’agit de Francesco Barilli et Adriana Asti.

Par chance je l’ai vu en V.O. et comme je n’entrave pas grand-chose à l’italien, j’ai été préservé.

Par chance le réalisateur Bernardo Bertolucci, marxiste avéré, a fait par la suite de grandes choses, et chaque fois dans des horizons différents, ce qui est la marque des grands créateurs :

Le Dernier Empereur
Le Dernier Tango à Paris
Il était une fois dans l’Ouest

https://fr.wikipedia.org/wiki/Bernardo_Bertolucci

https://fr.wikipedia.org/wiki/Prima_della_rivoluzione

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