Avis. Tout feu, tout flamme. Montand Adjani Rappeneau – Résumé. (1982) 5.5/10

Montand tout flamme = Belmondo le flamboyant ?

Avant cette mise en scène, Jean-Paul Rappeneau a été scénariste sur plusieurs bons films, dont  » Le Magnifique  » de Philippe de Broca en 1973, avec l’inoubliable Belmondo. Le même réalisateur a réutilisé cet acteur dans «  L’Incorrigible  » en 1975. Il est difficile de ne pas voir ici, dans ce Tout feu, tout flamme, une version dérivée de ce dernier rôle.

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Montand, 61 ans, incarne un père très occupé et qui a été longtemps absent. Il retourne chez ses trois filles, qui ont été gardées entre temps par la grand-mère.

C’est l’aînée, interprétée par Adjani, qui a tenu la maison en ordre. Elle est même assez directive et se prend en quelque sorte pour un papa de substitution. Ce qui n’amuse pas les cadettes.

C’est une jeune femme intelligente et à poigne. Elle est de toute beauté, mais d’apparence sévère dans ses tailleurs gris. Plutôt « froide », elle signifie sans ménagement à sa relation – Alain Souchon – qu’elle n’a pas trop de temps pour la gaudriole.

Elle occupe de hautes fonctions dans un ministère et ne craint pas là aussi de mener les discussions. C’est une sorte d’éminence grise, de très bon conseil. Elle est hautement appréciée pour cela.

Le mauvais père, qui est joué par Yves, est tricheur, menteur, poseur, mais sympathique, communicatif et flamboyant. Exactement comme le fut Bebel chez de Broca.

Les deux jeunes gamines sont (re)conquises par le paternel. Mais Adjani n’est pas dupe du personnage. Elle est sur le qui vive. Elle craint le pire. Elle est désarçonnée : « Il a été une catastrophe pour notre famille et pourtant tout le monde lui pardonne »

D’ailleurs des personnages troubles sont à la recherche de notre Croquignol. Cela n’augure rien de bon.

Et bien entendu notre emberlificoteur professionnel finit par faire un mauvais coup. Il détourne l’argent de sa propre mère pour réaliser son dernier rêve, monter un grand casino juste en face de la Suisse. Or jusque là, il s’est toujours planté !

Adjani part à sa poursuite pour tenter de bloquer l’opération.

Après les péripéties rocambolesques d’usage, père et fille vont finir par se comprendre.

Lui est désormais moins roublard et plus consciencieux qu’elle ne le pensait. Son opération immobilière est sensée.

Et à l’inverse, la grande bringue finit par se dégeler.

Le film est plein de clichés et ne brille pas par son inventivité. Pour tenter de meubler, ça courre, ça saute, ça remue. L’exotisme un peu cheap est mis à contribution, avec des (faux) banquiers suisses d’opérette et une américaine bien réelle mais dont l’accent est envahissant. Lauren Hutton était un mannequin très connu à l’époque.

Le film n’a pour lui que la qualité des deux acteurs principaux.

Adjani est encore une perle dans ces années là. Elle joue finement bien que sa partition soit limitée.

Montand qui a pas mal roulé sa bosse, maîtrise parfaitement son second métier. Il est là un acteur plein de ressources. Dommage que cela soit pour un film si moyen.

L’excellent helvète Jean-Luc Bideau fait le Suisse mais n’a qu’un second rôle ici.

https://fr.wikipedia.org/wiki/Tout_feu,_tout_flamme

Yves Montand
Isabelle Adjani
Alain Souchon
Lauren Hutton

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