Bob le flambeur. Melville. Roger Duchesne, truand collaborateur. 4/10

Il y a quelque chose qui me gène chez Jean-Pierre Melville. Il s’est parfois réfugié trop ostensiblement dans la catégorie noire du cinéma américain. Cela en deviendrait presque parodique. Il est alors une sorte de Johnny Hallyday du film. C’est à dire un adaptateur de tendance qui tend à tirer la couverture étrangère vers lui, en nous faisant croire que ces atmosphères sombres sont de lui.

L’acteur Roger Duchesne est dans ce film, ce truand qui passe son temps à jouer et qui perd régulièrement. De part son look et ses mimiques, ce comédien, aujourd’hui oublié, a un côté malfrat collaborateur. Il a beaucoup joué pendant la guerre. Et en fait on ne sait pas trop. Il pourrait bien avoir été les deux : malfrat et collabo. Il fut condamné à deux ans de prison tout de même en 1951.

L’ancienne vedette est visiblement lessivée. Duchesne joue assez mal, au point de donner l’impression de s’ennuyer.

Daniel Cauchy figure un jeune délinquant ébloui par le Maître. La clape en quelque sorte.

Il protège de la rue Isabelle Corey, une petite perdue dans Paris. Voilà de quoi redorer son blason.

Mais il continue à jouer. Au point qu’il est séduit, pour se refaire franchement, de faire un casse in situ, au casino de Deauville.

Ce film de 1956 est ultra-conventionnel et assez niais. Les dialogues et la co-scénarisation d’Auguste Le Breton ne sauvent pas les meubles.

https://fr.wikipedia.org/wiki/Roger_Duchesne

https://fr.wikipedia.org/wiki/Bob_le_flambeur

https://fr.wikipedia.org/wiki/Johnny_Hallyday

https://fr.wikipedia.org/wiki/Jean-Pierre_Melville

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