Boxe. Avis film roumain – Florin Șerban – Rafael Florea – Résumé. (2015) 7/10

Un bon petit film roumain. (Box)


On peut y apprécier la délicatesse possible du boxeur mais aussi la gaucherie amoureuse d’un jeune homme de 19 ans, alors qu’il convoite une « grande », a priori inaccessible. En principe les approches ne se font pas avec ses boules de cuir. Mais ici c’est mignon et bien pardonnable.

Mais cela devient encore plus compliqué quand on découvre les états d’âme de sa cible. Une femme artiste qui entame, avec son conjoint légitime, la deuxième partie de sa trentaine. On connaît l’histoire de ces couples bien installés, où le prince charmant s’est transformé en vilain mari …. et la charmante princesse en bobonne aux marmites.

Elle est certes flattée d’être tant désirée à nouveau, surtout par un beau jeune homme, si vigoureux et si obstiné. Elle est curieuse d’une expérience nouvelle. Et même si au fond d’elle même, elle ne déteste pas cette revigorante approche punchy, elle se cabre tout de même. Une maman a quelques obligations. Le jeu en vaut-il la chandelle (*) ?

Mais le scénario susurre sans arrêt : mesdames, de grâce, cédez à la tentation avant qu’elle ne disparaisse !

Sans que cela soit envahissant, on y voit aussi le mesclun des cultures, avec une opposition pas si tranchée que cela, entre cette épouse d’origine Hongroise (Hilda Péter) au feuillage bien développé et ce jeune pousse Rom (Rafael Florea).

Un charmant petit mélange qui se termine par une habile queue de poisson.

Il est rajouté à ce court-bouillon un peu de piment fort. Comme lorsqu’on est obligé de jouer à qui perd gagne. Là, l’idéalisme se heurte à certaines dures réalités. La vie est cruelle et pas seulement pour les hommes mais aussi pour les arbres et nos racines.

Pas question de raconter précisément l’intrigue, puisque c’est le coeur battant du film.

Un 7/10 d’encouragement, pour saluer la réalisation riche et fluide de Florin Șerban. Il a su donner un bon goût d’authenticité à cette équation là. Prometteur !

Le jeu en vaut la chandelle : Ceux qui s’adonnaient aux jeux (cartes, dés, etc.), particulièrement les jeux donnant lieu à des enjeux, devaient s’éclairer à la chandelle, considérée comme un objet de luxe. Il était d’ailleurs d’usage, dans les endroits modestes, que les participants laissent quelque argent en partant pour dédommager du coût de cet éclairage. Et lorsque les gains étaient faibles, ils ne couvraient même pas le prix de la chandelle.

https://fr.wikipedia.org/wiki/Box_(film)

Rafael Florea
Hilda Péter
Nicolae Motrogan

Envoi
User Review
0 (0 votes)

Laisser un commentaire