Breakdown. Film – Avis. Kurt Russell – Résumé. (1997) 5.5/10

Un thriller de highway de plus. C’est devenu très à la mode depuis Duel (Steven Spielberg en 1971)

Les Américains s’ennuient sans doute pendant leurs trop longs trajets, sur ces routes monotones et désertes. Ils se mettent à cauchemarder sur le premier pick-up ou camion qui passe. Et si c’étaient des méchants ?

Un couple, pourtant au budget serré, s’est permis une folie. Il ont acheté une belle Jeep Grand Cherokee toute neuve. Ils veulent changer de vie et déménagent. Ils sont interprétés correctement par Kathleen Quinlan et Kurt Russell.

Chemin faisant, ils sont confrontés à des conducteurs bizarres. Lors d’un arrêt à une station service perdue dans le désert, ils sont mêmes menacés à demi-mots.

Ils sont contents de repartir sans plus de problèmes. Mais leur paix ne sera que de courte durée. Le 4×4 fait des siennes et s’arrête en pleine nature. La panne et pas de réseau.

Le pick-up du gars hostile s’approche d’eux. Ce n’est pas le moment !

Heureusement un camion semi-remorque salutaire passe par là, sur cette route où on peut compter sur une main les passages dans une demi-journée. Le camionneur propose de les aider. Cela ne se refuse pas.

Après quelques tergiversations il est décidé que l’épouse sera transportée au prochain restoroute d’où elle pourra téléphoner aux secours. L’époux gardera le véhicule en attendant.

L’homme resté seul se rendra compte que le problème vient de fils débranchés. Il parviendra facilement à refaire démarrer la bagnole. Il fonce vers le point où devrait être sa femme, mais celle-ci n’y est pas. Il ne comprend plus rien.

En réalité les malfrats ont tendu un piège. Le camion et le pick-up sont de mèche. Ils ont kidnappé la femme et l’utilisent comme moyen de pression. Comme le couple roule dans un flamboyant 4×4, ils les pensent riches. Ils vont exiger que le mari transfère ses comptes bancaires dans la banque de la petite bourgade d’à côté et qu’il leur apporte la somme totale en liquide.

Mais comme les méchants sont clairement identifiables, on se doute bien qu’ils ne vont pas épargner le couple, une fois qu’ils auront mis la main sur le pognon.

Le héros va se lancer dans un combat impitoyable etc. C’est l’éternel problématique de l’homme seul qui parvient à réaliser l’impossible.

On se laisse facilement embarquer par le début du film à double détente. Comme c’est surprenant, on peut se laisser à penser que c’est subtil. Mais à froid, une fois l’astuce du piège révélée, on peut se permettre de douter de la solidité du système. Il y a trop de paramètres aléatoires dans cette combine.

– Comme cette panne liée à des câbles débranchés et qui ne se révélerait qu’en différé, sans signes précurseurs, sans alarme, et juste au moment opportun.

  • J’ai une Jeep Grand Cherokee également et je vous assure que l’électronique défaillante se manifeste immédiatement pour les vraies comme pour les fausses pannes.

Comme le fait de faire monter la femme dans le camion au départ. Rien n’est moins sûr. Le camionneur aurait pu tout aussi bien être missionné pour téléphoner au dépanneur lui-même.

– Comme l’impossibilité d’une mise à disposition quasi immédiate de 90.000 dollars en liquide dans un tout petit établissement bancaire (je dois moi faire des pieds et des mains ne serait-ce que pour 2000 euros). D’ailleurs ce chiffre de 90.000 tient du hasard.

Ce n’est pas plus crédible pour ces 5000 dollars en billets d’un dollar, mis à disposition en 5 minutes. Même pas le temps de le compter.

– Comme cette fuite éperdue sur une route en chantier, qu’il choisit somme toute par hasard, et tout ce qu’il va y advenir.

– Comme toutes les traces laissées par les malfrats et qui permettraient facilement de les coincer par la suite. La police prend l’identité de ce chauffeur de camion qui est on ne peut plus clairement désigné comme kidnappeur par le mari !

– Et je passe sur le crescendo d’ultra-violence qui est un must dans ces nanars là, mais qui comme toujours dépasse largement le seuil du crédible.

Bien que cela soit assez bien filmé, ce n’est pas du bon cinéma. On se demande bien où sont passés les 36.000.000 de dollars (en billets de 1 dollar ?) dédiés à la réalisation.

https://fr.wikipedia.org/wiki/Breakdown_(film,_1997)


Kurt Russell

J. T. Walsh
Kathleen Quinlan
M. C. Gainey
Breakdown. Film – Avis. Kurt Russell –  Résumé. (1997) 5.5/10
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