Columbo Inculpé de meurtre (1967) avis premier épisode de la série. 8/10

Frank Columbo, Peter Falk, ne laisse jamais un crime non élucidé. Ce qui fait que le titre français de cet épisode est redondant. Bien sûr que le psychiatre joué Gene Barry sera Inculpé de meurtre. Le titre anglais,fait allusion à la profession médicale du coupable. Il est donc plus explicite « Prescription: Murder »

La machination montée par Barry et sa maîtresse est complexe mais tient parfaitement la route. Il s’agit de donner un alibi en béton au médecin en utilisant les talents de comédienne de Katherine Justice.

Le motif de l’assassinat de sa femme légitime (Nina Foch), une rombière, est le pognon et l’amour qu’il a pour Katherine (j’allais dire pour la « Justice »)

Ça marche très bien à part quelques détails qui ne peuvent échapper à Columbo. Mis bout à bout, cela génère de sérieuses suspicions. Il est question de gants oubliés et remis maladroitement à la place qu’ils auraient du avoir. Mais aussi de poids de bagage incohérent. C’est subtile et crédible.

Le réalisateur est très malin. Il nous laisse un autre indice discrètement au milieu d’un plan, un mouchoir sur un téléphone. Et hop Barry revient sur ses pieds pour enlever cet élément compromettant.

Il y a du suspense avec cette épouse entre la vie et la mort et susceptible pendant un court moment de faire des révélations. Ses derniers mots seront le nom de son mari. Ce qui est ambivalent. Salue-t-elle l’homme de sa vie, ou désigne-t-elle le coupable.

Il y a juste une « curiosité » qui a été souvent signalé. Le pseudo cambriolage en passant par le balcon n’a aucun sens, vu que la victime habite dans un immeuble à un étage élevé. Au théâtre, où tout est nécessairement de plain pied, bien entendu cela n’est pas comme cela.

Pour arriver à supporter l’ouragan Columbo, il faut de la ténacité et du courage. C’est d’ailleurs le psy qui le dira à Columbo, se décrivant lui-même, dans un jeu de rôle psychologique. Le praticien en profitera pour faire un portrait de la personnalité du Lieutenant de police. Ce sera la première et la dernière fois qu’on en apprendra autant sur l’homme au pardessus et à la 403.

Le « maillon faible », c’est la jolie fille. Elle n’est pas bête, mais fragile. C’est une ancienne patiente du psy. Columbo sera infernal avec elle. Il lui dit clairement qu’il veut la faire craquer. La torture psycho sur une personne « malade », c’est pas bien ça !

D’emblée le niveau de cette adaptation d’une pièce de théâtre est très élevé. Les épisodes suivants montreront la constance du grand professionnalisme des créateurs et des acteurs.

https://fr.wikipedia.org/wiki/Pilotes_de_Columbo

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