Critique et confessions intimes

Puisque plusieurs me l’ont demandé, vous trouverez ci-dessous une tentative de justification, quand au fait de vous infliger ma prose sur le cinéma, et de m’infliger ce pensum aussi régulièrement que les messes quotidiennes.

Comme je l’ai souvent expliqué, c’est un exercice totalement « amateur », souvent maladroit et cela n’a aucune ambition.

A l’origine, ces critiques sont faites comme une sorte d’héritage « spirituel » laissé à mes garçons. Une façon de leur montrer un jour, un peu qui je suis ou qui j’ai pu être. Au travers des  regards que je peux porter sur le cinéma. Cet art étant un simple prétexte à une certaine critique du monde. Dans mes trop nombreuses lignes, ce sera peu apparent parfois.

L’analyse de ce qui est fait par d’autres est bien moins méritant que leur œuvre. Le critique, écrivain raté ? A bien y réfléchir, la critique c’est plutôt de la paresse.

Mon grand père paternel avait laissé lui un petit opuscule où il relatait ses  nombreuses conquêtes de jeunesse. Il n’a pas cessé d’être taquin avec ces dames jusqu’à un grand âge (99 ans) (c’est pour notre lignée ce Dieu Pan). Sur ces derniers chapitres, il n’a malheureusement pas laissé de traces écrites – Mais le témoignage des jeunes années a pu donner à sa descendance un début d’explication à leurs puissantes démangeaisons.

Mon père avait commis un livre qui n’a jamais trouvé d’éditeur. En ce qui concerne les femmes, il est de notoriété publique qu’il était agité comme mon grand père. Mais il n’a pas rédigé de « confessions ». Les brillantes traces qu’il a laissé sont plus philosophiques. Et c’est aussi révélateur d’une bonne partie de lui-même, bien entendu.

Avec toutes mes amitiés

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