Dirty Harry (1971) 6.5/10 Clint Eastwood

L’Inspecteur Harry, 1er de la série.

Un film dont on entend parfois parler en bien, mais qui n’est pas si original que cela.


D’abord, ce n’est à pas proprement parlé un film sur les serial killers, comme je l’ai entendu dire ici ou là. Même si dans cette histoire, le tueur n’hésite pas. Il tue en effet plusieurs personnes sans états d’âme. Mais c’est avant tout une crapule qui fait du chantage. Il assassine et terrorise pour obtenir de l’argent, et pas par simple perversité. L’acteur Andrew Robinson est lui même assez organisé, pas le genre azimuté. Et si le scénariste a cru bon de l’appeler Scorpio, cette référence n’a rien à voir avec le fou Zodiac.

L’Inspecteur Harry est à ses trousses. Un taiseux efficace qui n’a pas peur des sales besognes (dirty Clint Eastwood).

Un élément central du film consiste à montrer les limites de la légalité policière. Oui, ça existe. Si l’aveu immédiat d’un suspect permet de sauver une vie dans l’urgence, la forte pression exercée peut sembler la seule arme possible. Mais jusqu’à où peut-on aller ? C’est l’éternel dilemme de l’antiterrorisme.

  • Une bombe qui va exploser dans 5 minutes est cachée à un endroit où il y a plein de monde. Si vous faites parler le responsable, vous sauvez de nombreuses vies. Certains n’hésiteront pas à être très violents pour un aveu. Mais c’est comme cela que l’on peut être tenté de banaliser la torture. On peut certes faire sa grande âme et en appeler à d’incontournables principes. Mais vous comme moi, serions bien incapables de nous réfugier derrière notre petit doigt, si ainsi des proches étaient en danger de mort.

Et comme on a sous la main le cow-boy vengeur Clint Eastwood, je vous laisse imaginer.

Le long métrage met en avant une spécificité du système judiciaire américain qui fait que les preuves obtenues de manière non réglementaire, sont nulles. Ainsi, si vous avez le fusil qui a été utilisé, mais que vous l’avez trouvé dans l’appartement du suspect sans avoir un mandat préalable, cette preuve évidente n’a tout bonnement pas d’existence. Et s’il n’y a que cela l’assassin est relâché.

Là encore Clint va se fâcher. A noter que pour ce rôle, John Wayne, Robert Mitchum, Steve McQueen et Burt Lancaster s’étaient eux dégonflés.

Le réalisateur Don Siegel a fait du bon boulot. Lalo Schifrin n’est pas en reste en ce qui concerne la musique. Gros succès commercial (9x la mise), pour ce western au goût du jour, ce qui amènera les producteurs à faire plusieurs suites.

https://fr.wikipedia.org/wiki/L%27Inspecteur_Harry

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