Drôle de frimousse – Avis. Audrey Hepburn – Fred Astaire – Résumé. 1957 6.5/10

Une comédie musicale de la grande époque. Celle où les comédiens n’hésitaient pas à devenir des chanteurs et des danseurs, et vice-versa. (Funny Face)

Le réalisateur Stanley Donen, à qui on doit aussi Chantons sous la pluie, est un spécialiste reconnu.

Ce qui transparaît avant tout c’est le grand professionnalisme et l’aisance dans le jeu de ces saltimbanques. Preuve d’un énorme travail en amont. Et pour mieux nous en montrer, quoi de mieux, comme cadre, que le Paris rêvé des Américains. Cela dit la ville non ravalée est étrangement sale.

Quand on voit Fred Astaire, on sait que tôt ou tard il y aura un numéro de claquettes. On le redoute presque. Incroyable comme cet acteur quand même vieillissant (58 ans c’était beaucoup en ce temps là) est resté souple et réellement virtuose. Dommage qu’il ne se soit pas grimé plus souvent. Car son passage aux cheveux colorés et à la barbe légère lui donne un sacré coup de jeune. Il est redoutable une fois en piste, et son regard pétillant témoigne d’une belle intelligence.

On ne croit pas une minute à son idylle avec Audrey Hepburn. Cela n’empêche pas un jeu intéressant entre ces deux monstres du cinéma.

Cette prodigieuse comédienne de 28 ans, est craquante comme toujours. Son look étrangement moderne a laissé des traces. Elle dégage un charme fou, sans doute du à son côté mutin et à son beau caractère. On peut cependant lui reprocher une certaine maigreur.

L’idée de ce genre cinématographique est d’insuffler de la bonne humeur.

Et fort de cela, la prise de tête c’est l’ennemi. Du coup le foutage de gueule de l’intellectualisme germanopratin est plutôt drôle. Les Américains se moquent franchement de ces tourmentés du ciboulot de l’époque Boris Vian. Ils tournent en dérision leur blabla néo-savant et leur nouveau conformisme. Ils subodorent que les gourous de l’intelligentsia parisienne ne sont que des fumistes pour la plupart. En quoi ils n’ont pas tout à fait tort. Confer le personnage joué par Michel Auclair. On doit pouvoir y mettre du Sartre, du Lacan et bien d’autres encore.

Il est de même pour le récit parodique du monde de la mode. La directrice est jouée par Kay Thompson, plus toute jeune elle non plus, mais qui possède elle aussi une prestance et une souplesse étonnantes.

Le grand photographe Avedon a laissé sa trace. Il est intervenu sur les innombrables photos de mannequins du film.

https://fr.wikipedia.org/wiki/Dr%C3%B4le_de_frimousse

Audrey Hepburn
Fred Astaire

Drôle de frimousse – Avis. Audrey Hepburn – Fred Astaire – Résumé. 1957 6.5/10
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