El mercenario (1968) 3/10 Franco Nero sosie de Terence Hill

Franco Nero est le parfait sosie de Terence Hill. Cette ressemblance est on ne peut plus flagrante physiquement. Mais ce mimétisme va au-delà, puisqu’il concerne aussi ce fameux comportement cool et viril que l’on observe chez les deux à l’identique, dans quasi les mêmes westerns spaghettis.

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C’est d’ailleurs Nero qui aurait du faire les Trinita. Mais il a décliné. Du coup on a pris son copier-coller. Même si ici, tout fait penser à Hill, il n’est quand même pas du voyage.

Sergio Corbucci n’est pas tout à fait Sergio Leone, bien qu’ils sévissent sur les mêmes territoires filmiques. Là c’est une pâle copie.

Le récit fait du bruit. Il montre des paysages, de l’action, du baston, de la castagne. Dans cet univers de violence brutale et de machisme exacerbé, sévissent des desperados de la pire espèce.

C’est le combat du mal contre le mal. Le bien a été se faire voir en enfer.

Même les personnages savent que l’argument révolutionnaire c’est du flan. On s’en moque ici.

Le mercenaire est indestructible. Vous pouvez envoyer toutes les balles que vous voulez, cela ne l’atteint pas. Les coups et les traîtrises de tous bords ne lui font même pas mal. Les bombes sont pour ces gens là aussi bénignes que des mortiers d’artifice. C’est un demi dieu des quartiers perdus de l’humanité.

Le gringo aux yeux clairs domine de sa superbe, les péons, les soldats, les brigands. Au paradis des aveugles aux bons sentiments, notre bigleux de la morale, a tout ce qu’il faut pour prendre le pouvoir. On en était là en 1968.

Le brave Palance en fait des tonnes également, en tant que plus mauvais que les autres. Il danse lui aussi en mode décontracté, dans cette opérette du far-west. Surtout avec ces mignonnes bouclettes.

Giovanna Ralli joue la très jolie garce. Comme elle n’a rien à faire d’autre, elle rallie l’Américain et ses comparses.

Ces agités du bocal sont tellement grossiers qu’ils en deviennent insignifiants. L’intrigue n’a aucun intérêt. Aucune raison que je me donne la peine de la raconter.

https://fr.wikipedia.org/wiki/El_mercenario

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