Hollywood Ending (2001) 5/10 Woody Allen pas drôle

Cela fait parti des films « comiques » de Woody Allen. Ceux que décidément, j’aime le moins.

Woody Allen est le personnage central. Il parle tout le temps. D’ailleurs le film est incroyablement bavard. Tout le monde y va, y compris un Chinois, en chinois.

Le doublage en français n’arrive pas à suivre. Cela donne un résultat désastreux.

En V.O. cela est juste acceptable. On retrouve au moins le texte, les intonations et le sens des mimiques qui les accompagnent.

Quand un scénario est basé sur les coulisses de la réalisation d’un film, on serre les fesses.

Dans le meilleur cas, c’est l’œuvre d’un esprit fort qui expose ses pensées sur son art, alors chapeau (8 1/2, la nuit américaine etc).

Au pire, et c’est bien souvent le pire, on se farcit le travail besogneux d’un réalisateur au bout du rouleau (bobine).

Et que dire, quand on fait un film raté qui relate justement l’élaboration d’un film raté ?

D’abord moins par moins, ne donne pas plus.

Aux dernières nouvelles, seuls les Français s’enthousiasment pour ce genre. Et moins c’est compréhensible, plus ils adorent. C’est expliqué comme cela dans le film. Et je suppose que cela doit faire rigoler. Oh, le vilain cliché !

Il peut déjà soustraire au moins un Français de son calcul.

Woody Allen est fatiguant quand il ressasse son rôle de névrosé d’opérette. Cela en devient lacono-ténébreux, quand il assaisonne cela d’un règlement de compte psychanalytique avec son fils.

Les quelques grands acteurs qui ont été convoqués, semblent ronger leur frein et s’ennuyer.

Au centre du film, un gros rebondissement pour une affaire de cécité. L’occasion de faire chuter des chaises et d’improbables quiproquos. On atteint le comique dérisoire de la pantalonnade (*).

En plus, c’est tout faux.

Woody Allen s’assied par exemple à un mètre de quelqu’un, qui lui parle constamment. Woody s’obstine pourtant à lui répondre en regardant dans la mauvaise direction. N’importe quoi, il est supposé être aveugle, pas sourd !

Mauvais, comme une mauvaise pièce de boulevard.

(*) pantalonnade : À l’origine, une pantalonnade désigne un canevas d’improvisation centré sur le personnage de Pantalon, célèbre Géronte de commedia dell’arte aux comportements ridicules. Wikipédia

https://fr.wikipedia.org/wiki/Hollywood_Ending


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