Jennifer 8 (1992) 4/10

Le cubain Andy García a ce côté un peu malsain qui colle bien avec ce curieux policier. Ce n’est pas qu’il joue mal, c’est juste qu’il joue dans un mauvais film.

Dans ces grandes lignes, l’histoire reste très classique pour un thriller, variante tueur en série.

Comme d’hab le flic a un passé sentimental douloureux. Il est seul et n’a pas digéré la rupture. Il a beaucoup bu et là il est sevré. Il faut cela pour qu’il soit libre de se taper l’héroïne.

Et là maintenant, alors qu’il vient d’être parachuté dans ce commissariat de province. Il veut absolument résoudre une vieille histoire de fille assassinée. Une énigme sur laquelle tout le monde s’est cassé les dents.

Rapidement il se rend compte que les nouveaux cadavres – ou bouts de corps – retrouvés sont dans la même logique. Selon de discrets indices, il pourrait s’agir de jeunes femmes aveugles. Or il y a un centre pour assister ces handicapés, pas loin de là. La jolie Uma Thurman, atteinte également de cécité, sera une aide précieuse pour établir quelques pistes. Il la cuisine, la protège et finit même par coucher avec elle.

Entre temps, on nous met sur le chemin un « coupable idéal » en la personne d’un grossier agent de maintenance, passablement obsédé. Fausse piste.

Avec le stress, Andy s’est remis à boire. Alors qu’il est en pleine fête, il comprend que la séduisante et fragile Uma est en danger dans son foyer. Il fonce la sauver, assez beurré, avec son pote et collègue joué par Lance Henriksen.

Au centre, lors d’une poursuite dans couloirs et escaliers, le pote est assassiné dans des circonstances bizarres. Et la police des police, en la personne de John Malkovich, va incriminer Andy lui-même, le redresseur de tords ! Malkovich est une pointure mais que peut-il sauver dans cette galère en perdition.

Et bien entendu Andy, injustement accusé, va se débattre. Il finit par comprendre que c’est un collègue à lui, le gros interprété par Graham Beckel, qui est le vrai super méchant. D’ailleurs ils se sont frittés précédemment. On nous joue l’air très convenu du « le plus coupable, n’est pas le plus soupçonnable ».


Et pour maintenir une certaine tension, notre réalisateur/scénariste Bruce Robinson poursuit allègrement dans l’improbabilité la plus crasse. Dans la pénombre, c’est la femme du pote décédé qui va délibérément tuer Andy pour le venger.

Scénario de polar plus débile, tu meures ! Et on s’en prend pour deux heures ! Et pourtant ce genre de surenchère dans la médiocrité était largement consommé tel quel à l’époque.

Il n’y a que quelques malcomprenants égarés qui vont trouver cela intéressant. Ceux qui, sur un coup de dés, ont quand même trouvé le coupable, « tu vois, je te l’avais dit » !

https://fr.wikipedia.org/wiki/Jennifer_8

Andy García
Lance Henriksen
Uma Thurman

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