Jimmy Hollywood (1994) 4.5/10

S’il y avait un minimum de déontologie dans les métiers du cinéma, on devrait interdire les films qui mettent en scène des acteurs qui jouent eux-mêmes le rôle d’un acteur.

D’abord cet exercice de poupées russes a été fait des milliers de fois. Ensuite parce que ces numéros mènent à des outrances dans l’interprétation. Et enfin parce que cela crédibilise l’idée que l’on a à faire à des scénaristes sérieusement en panne d’inspiration.

Ici notre brave Joe Pesci, qui ne fait déjà pas habituellement dans la dentelle, en rajoute tant et plus et sans doute beaucoup trop. Notre hypomane nous fait une incarnation d’un excité minable qui aspire à être comédien. Notre logorrhéique saute dans tous les sens, assiège les studios, mais est rejeté de partout.

Par ailleurs, il est outré par la délinquance omniprésente de ce Gotham 2 qu’est Los Angeles dans les années 90. Et là le film nous en montre des vertes et des pas mûres. Et comme il n’a rien à faire et qu’il ne sait pas rester tranquille, il se laisse piéger progressivement à faire un peu le ménage. Il dénonce les méfaits à la police, en prenant soin de les filmer. Il menace les uns et kidnappe les autres…

Et comme les enregistrements vidéo de ses exploits de justicier, finissent par atterrir à la télé, il s’imagine qu’il est en train de devenir une vraie star. C’est assurément sa meilleure prestation.

Il est accompagné d’un ami faire-valoir qui est devenu quasi débile depuis qu’il a eu un traumatisme crânien (Christian Slater). Au paradis des aveugles, les borgnes sont rois. L’un vaut encore moins que l’autre.

Sa compagne coiffeuse, jouée par Victoria Abril, n’est pas une flèche non plus. Mais elle sent bien que tout cela va partir en vrille.

Et l’on finit par se demander si ce n’est pas nous qu’on prend pour des crétins.

A oublier.

https://fr.wikipedia.org/wiki/Jimmy_Hollywood

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