La Bride sur le cou – Film Bardot – Avis. Résumé (1961) 4.5/10

L’ambiance voulue, mais lourdement reconstruite, est celle du milieu para-germanopratin.

C’est donc un simulacre de ce que le cinéma peu ambitieux, imagine être le propre de Saint-Germain-des-Prés, avec au centre le café de Flore.

Claude Brasseur et son acolyte incarné par Michel Subor, combinent donc un air sautillant et léger avec des citations classiques. Ça fait étudiant. Ils sont évidemment désargentés, ce qui conforte leurs ambitions. Ils ont l’esprit de gauche de l’époque pour eux, je suppose.

Ces « affranchis » n’ont en tête que de sauter la jolie sotte incarnée par Bardot. Laquelle se consacre à son métier de mannequin, qu’elle prend très au sérieux. Mais elle convoite aussi un homme improbable de ce milieu, qui lui a fait de vagues promesses. Ce photographe de mode, métier qui faisait rêver à l’époque, préfère en secret une riche Américaine (Joséphine James), plus mûre et pas moche non plus.

D’où les quiproquos.

La belle Brigitte ne rêve que de passer l’aspirateur et de faire des petits plats à son futur mari.

Et c’est Michel, le plus humble, le plus tenace, le plus franc – mais aussi celui qui joue le plus mal – qui emportera la mise (la miss). Comme de bien entendu. Dommage pour Brasseur qui ne se débrouillait pas si mal. Il aura sa chance dans d’autres films.

Vadim a reconnu que ce film était une absolue niaiserie et une expérience pourrie. D’ailleurs, il n’a fait que reprendre un projet mal barré.

En soi, il ne me semble pas être un grand réalisateur. Il a eu quelques coups de bol, voilà tout. Et surtout il a pu compter sur son amourette avec Bardot. The right woman in the right place. Vadim créa Bardot ? Bardot créa le mythe Vadim ? Une seule chose est sûre : Dieu créa la femme et ses sortilèges. Et qui n’aura pas envie de croquer cette belle pomme de jadis.

https://fr.wikipedia.org/wiki/La_Bride_sur_le_cou

Brigitte Bardot
Michel Subor
Jacques Riberolles
Mireille Darc

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