La Guerre à sept ans – Hope and Glory (1987) film familial douillet 7/10

John Boorman est scénariste, producteur et réalisateur de cette histoire gentillette. Le rythme est inégal et au bon d’un moment on commence à regarder sa montre.

Le petit Sebastian Rice-Edwards traverse la dernière guerre à petites enjambées. C’est un garçon bien de son âge. Il aimerait bien que dans ce conflit qui démarre, il y ait autant d’action dans les films qu’il affectionne tant.

Mais en fait cette période s’écoule doucement. Il y a plus d’amourettes, de départs, de retours, que d’authentiques batailles. Et même son père qui s’engage, ne va être qu’un petit dactylographe au service de l’armée. Il n’y a pas de grands héros ici.

Quelques bombes allemandes tombent sur le quartier et viennent ainsi « égayer » la morne situation. C’est la pénurie et rien ne se passe de bien folichon.

Une maison est détruite en face, un dirigeable s’est perdu, un pilote teuton est fait prisonnier après être descendu en parachute.

Sa maison brûle mais c’est par un vulgaire incendie, comme il y en a aussi en temps de paix.

Ils vont habiter à la campagne près de la Tamise chez les grands parents. Et là c’est nous qui nous ennuyons.

Sa sœur se fait lutiner par un soldat canadien, Jean-Marc Barr. Elle tombe enceinte. Ils se séparent, se retrouvent, se marient.

Une déflagration endommage sérieusement son école. C’est le plus beau jour de sa vie.

Les Britanniques sont portés par leur devoir sacré. Les gens de la base font front à la tyrannie hitlérienne. Ils se soutiennent dans ces périodes difficiles. Ces différents points sont très réalistes pour qui les connaît vraiment.

Le film est familial puisque cela ne parle que de cela. Mais aussi parce que les acteurs connus nous sont familiers. L’éternelle Sarah Miles nous fait la bonne maman sentimentale, comme d’habitude. David Hayman est le bon papa, un peu limité et conscient de l’être. Derrick O’Connor est l’ami de la famille qui regarde d’un peu trop près la maman. Ian Bannen joue très mal le grand-père misanthrope et original. Son rôle aurait du être tenu par Trevor Howard. Les gosses font le « job », sans trop donner l’impression d’imiter les grands. Les tout petits sont craquants.

Ce film n’a pas trop vieilli.

On est loin des tribulations du petit Romain Gary dans La_Promesse_de_l’aube . Et cela n’a bien sûr rien à voir avec Oskar, qui refuse de grandir tout au long de la guerre dans le Tambour de Volker Schlöndorff.

https://fr.wikipedia.org/wiki/Hope_and_Glory

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