La planète bleue (2004) 8.5/10 Fothergill + Byatt

A ce jour, je ne connais pas beaucoup d’équivalents à ce documentaire exceptionnel. 9/10

D’abord, ce sont des prises de vue souvent inédites et toujours magnifiques. La réalisation est époustouflante.

Plus fort encore, on nous met constamment à deux doigts de toutes ces créatures.

Grâce à du matériel de qualité, un montage savant, et une planque longue et complexe, on a l’impression d’une parfaite continuité dans les scènes. C’est un récit complet à chaque fois.

  • Comme par exemple, pour cet oiseau du littoral qui part chercher du poisson à plus de 50 km.
  • On nous expose d’abord les contraintes du nid et les besoins en nourriture. On visualise la prise de décision, sur qui doit y aller du mâle ou de la femelle. On suit le long périple en accompagnant de près l’animal. On assiste à toutes ses difficultés, dont celles de la pèche et de la concurrence au retour. Cela finit bien sûr par le nourrissage de l’oisillon.
  • Il est évident qu’ils ont du amalgamer de nombreuses prises de vue différentes. Mais que c’est bien fait et quel réalisme de l’ensemble, au final !

Grâce au ton familier de cet exposé et à un anthropomorphisme bien compris, on nous permet de nous croire dans la peau d’une foultitude d’animaux marins, d’amphibies ou des rivages.

  • Anthropomorphisme ?
  • Il ne s’agit pas là, de faire de ces animaux des Bisounours des plages ou des bambis aquatiques à la Walt Disney. Simplement, il y a des intemporels que nous partageons avec la plupart des espèces.
  • Comme le fait de se démener pour trouver un beau mâle ou une belle fille. Ça nous parle. Idem quand on se demande ce que l’on va manger aujourd’hui. Et sur le plus long terme, nos investissements pour notre maison-nid. Le choix du voisinage et du milieu : « il y a un peu trop de monde ici et pas assez d’opportunités, on va migrer » etc.
  • Il y a pourtant un critère sur lequel on est plus second degré, et qui est pourtant une préoccupation centrale du règne animal : comment ne pas se faire bouffer par les autres ?

Les comportements de ces créatures sont incroyablement bien adaptées et sophistiquées. Souvent, on pourrait parler d’intelligence. Là on ne s’y attend pas. C’est le génie de l’évolution qui veut cela.

  • Que c’est beau, la collaboration des dauphins avec de grands cétacés, qui pourtant pourraient les dévorer. Et je ne parle pas de ces nombreuses autres stratégies de pêche organisée.
  • Et que dire de ces pieuvres qui se couvrent rapidement et efficacement de coquillages, pour se dissimuler aux yeux des prédateurs. Ça nous, on sait faire.
  • Saviez-vous qu’il existe de gros poissons, dont les mâles sont en fait des femelles qui changent de système hormonal et donc de physionomie et de physiologie, ce après quelques années d’existence ? Et si notre sort avait été, pour nous humains, d’être sur ce principe là ?
  • Quand on parle de biodiversité, ce n’est pas juste pour dire qu’il existe du blé et de l’orge, des poissons rouges et des bleus… Non, ce sont tous ces choix par nécessité, dans l’infinité des possibles. On comprend mieux d’où nous venons. Belle leçon !
  • Et bien entendu, il ne faut pas être naïf. Toutes vies, n’est pas forcément à encourager (et je ne parle pas des virus ici). Les oursins si goûtus sont de plaies pour la flore maritime, ils dévastent davantage que bien d’autres phénomènes.

Les exemples dans le films sont riches et variés. Il y a un nombre incroyable d’histoires différentes et qui sont chacune informative.

Il est donc parfaitement inutile de se lancer ici, dans des métaphores approximatives. Les images du monde du silence, parlent d’elles mêmes. Inutile d’en rajouter.

Chaudement recommandé, pour ne pas mourir idiot et recroquevillé sur son nombril d’humain.

https://fr.wikipedia.org/wiki/La_Plan%C3%A8te_bleue_(documentaire)

 Alastair Fothergill et Andy Byatt 

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