La tente rouge. Peter Finch, Claudia Cardinale, Sean Connery. 5/10

Il y a eu des films qui ont été faits comme des recettes de cuisine. Quel que soit le sujet, la composition est immuable. Et cela en devient lassant.


C’est le cas de ce biopic centré sur la dernière expédition polaire de Nobile (Peter Finch). C’est comme toujours un éloge du courage et du seul contre tous. L’ingrédient principal des navets. L’injustice est montée en épingle. On y rajoute une histoire B sentimentale. Un rôle qui incombe à la belle Claudia Cardinale.

Le fourbe Einar Lundborg est chargé de faire le démon.

Nobile était directeur de l’usine militaire de construction aéronautique à Rome et a été promu général.  Il s’était spécialisé dans les dirigeables. En 1928 l’Italia devait le mener une nouvelle fois au pôle nord. Ce qui fut fait. Par contre les conditions météo l’ont empêché d’atterrir. Pire encore le vaisseau s’est disloqué laissant d’un côté la nacelle principale avec des dégâts considérables mais avec dix survivants. Et de l’autre, très loin, une immense carlingue où l’on a retrouvé par la suite que des morts. Il faut dire que les occupants n’avaient ni vivre ni possibilité de faire du feu.

Ils ont d’abord été considérés comme tous morts. Mais le radio, rescapé de la nacelle, a pu envoyé un message morse qui a été capté par un amateur russe. On nous joue la partition de l’in extremis. Du grand classique, mais qui en devient trop prévisible.

A partir de là le grand Roald AmundsenSean Connery  ) a esssayé de les sauver mais ce faisant il est mort lui aussi.

Fort de la position, un avion repère leur « tente rouge ». Ils seront secourus. Mais Nobile s’embarque le premier, sous la pression de Lundborg semble-t-il. Lequel défendrait les intérêts des assurances qui ne se voient pas en train d’indemniser pour la mort du chef d’expédition. Il s’ensuit un quiproquos. Nobile passe pour un lâche qui quitte en premier le « navire ». Il semblerait qu’il y ait eu aussi une surexploitation par des hauts gradés qui en voulaient à Nobile et son choix des dirigeables. Mais cela n’est pas dit dans le film.

Le film met en scène un tribunal a posteriori où les protagonistes morts et vivants sont chargés de le juger. Il est absout bien évidemment. Dans la vraie vie, Nobile est allé pleurnicher chez Mussolini pour être réhabilité. Peine perdu. Encore un aspect escamoté. C’était comme cela jadis quand il fallait un héros de cinéma.

https://fr.wikipedia.org/wiki/Umberto_Nobile

https://fr.wikipedia.org/wiki/La_Tente_rouge

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