Les Aventures d’un homme invisible (1992) 4/10 John Carpenter

Le thème de l’homme invisible est très intéressant. Comme l’est celui du passe-muraille ou de la machine à remonter le temps.

Ces capacités extraordinaires entraînent un tas de possibilités. A partir de là, soit on se laisse rêver, soit on se met à penser. Mais tout le monde peut y trouver son compte, si c’est bien fait.

Comme ces mythes sont archiconnus maintenant, il faut du génie pour oser s’y mesurer.

John Carpenter n’est ici par le meilleur scénariste. Chevy Chase est franchement mauvais comme incarnation de ce héros.

Je me suis demandé un moment si l’inévitable héroïne au grand coeur, était la Cicciolina. Mais non c’est l’ultra banale Daryl Hannah. Espoir déçu !

Sam Neill, Michael McKean, ne sont pas de bons acteurs ici, non plus

Le scénario tente de moderniser le sujet en faisant de l’explosion d’un centre de recherche, l’élément fondateur. L’homme et ses habits, mais aussi les murs vont devenir invisibles.

Ce qui donne lieu aux trucages habituels de cette époque. La cigarette qui se déplace toute seule, le miroir qui ne reflète rien, les bandelettes, voix off…

Par paresse Carpenter rend le héros visible aux seuls spectateurs, un peu trop souvent. L’histoire de mieux faire comprendre ce qu’il n’a pu exprimer par la seul invisibilité.


Le coup de l’estomac qui se remplit et devient subitement visible à lui tout seul, est consternant.

Pas plus brillant qu’une série B. J’ai arrêté de regarder au milieu. A quoi bon ?

  • Plus tard, il m’est venu une idée.
  • L’homme et ses habits du moment de l’accident sont invisibles, soit. Mais les nouveaux vêtements ne le sont pas. Et s’il se mettait simplement du fond de teint ? Avec de simples lunettes de soleil, un chapeau et une écharpe, il serait visible et présentable. Une autre vie s’ouvrirait à lui. Je ne sais pas si cela a déjà été utilisé au cinéma (*)
  • Avec la technologie actuelle, se serait un jeu d’enfant de le rendre progressivement visible ainsi.

(*) Suite et fin : je viens de voir des images du film sur Internet et oh surprise, ce même film que je jugeai sévèrement, y a pensé au make up ! Mince alors.

Il va falloir que je visionne la fin pour voir s’ils ont su exploiter à fond la déclinaison « visible ou invisible » que permet le maquillage. Ce qui devrait apporter bien plus de possibilités que le classique « planqué ou invisible », si cette possibilité était au coeur du scénario. Soit que l’homme invisible ET visible soit pour le bien, soit qu’il soit pour le mal, la nouvelle équation serait passionnante.

https://fr.wikipedia.org/wiki/Les_Aventures_d%27un_homme_invisible

Chevy Chase
Daryl Hannah
Sam Neill

Les Aventures d’un homme invisible (1992) 4/10 John Carpenter

Pas si invisible que cela le bougre.

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