Les clés de l’univers : Comment l’univers construit votre voiture ? (2015) 8/10

L’ensemble de la série est méritant. Je pointe donc sur cet épisode S04E01, juste comme cela au hasard.

Ces documentaires sont ce qu’on appelle de la vulgarisation scientifique.

C’est à dire qu’en utilisant des mots, des images et des métaphores simples, ils permettent au plus grand nombre (vous et moi) de faire rentrer dans leur tête, les grandes idées de la science.

Mais cela ne veut pas dire que c’est simpliste. Le propos reste de niveau élevé, il faut reste attentif.

C’est une affaire de méthode. Avec des exemples élémentaires et bien concrets, tout s’éclaire. C’est l’Eureka à la portée de tous.

Revu ici :

La bagnole contient pas mal de secrets de l’univers.

Les sujets discutés ne sont pas bêbêtes du tout. Parlons des matériaux usinés qui rentrent dans la composition des objets les plus triviaux, comme nos autos.

La production va jusqu’à démonter une belle voiture pour montrer le concret de la chose. Ce véhicule se compose de métaux ordinaires, de métaux rares, de plastiques, de verre… Tout est devant nous. Ils ont déjà fait un bel effort de déconstruction, à nous d’en faire autant en ouvrant bien nos oreilles.

Tout part du big bang et de l’hydrogène. Et les composants de la matière découlent de fusions plus ou moins échevelées. Ce qui se combine en bas de l’échelle de la complexité, demande une énergie relativement faible. Ce qui est tout en haut nécessite la collusion d’étoiles à neutrons. Mazette !

Mais ma phrase, mise sur le papier comme cela, reste assez théorique. La série va elle au charbon et ne vous laissera pas tranquille avant que vous n’ayez bien visualisé cela.

Alors d’où vient par exemple le fer ? Les présentateurs commencent chez un jeune expérimentateur qui a conçu dans son garage, une machine qui permet la fusion de l’hydrogène. Un bon début. Puis avec des allers retours démonstratifs, qui vont de la banale voiture, au plus échevelé space-opéra cosmique, ils arrivent à leur but. Je vous laisse le suspense.

Ils peuvent s’en prendre maintenant à l’or, au plomb et à l’iridium, de très gros morceaux dans l’échelle de la sophistication.

Sous la main

Mais il ne suffit pas de créer ces composants, il faut encore qu’ils soient à portée de nos ingénieurs. Et c’est encore une belle histoire. Le fer qui est très lourd est donc concentré dans le centre de la terre, inaccessible. Il faut donc que le peu qu’il y a en surface puisse se concentrer, pour pouvoir être exploité. Figurez-vous que le vivant est intervenu pour précipiter le métal au fond des océans ! Et ce fond a eu la bonne idée de remonter.

L’iridium est lui un cadeau du ciel. Cadeau empoisonné pour les dinosaures et bénéfique pour nos bougies d’allumage. Nous devrions lui dresser des statues.

Le plastique et le carburant nécessitent aussi une parenthèse de chimie organique. Ils relèvent le défi, en repartant là aussi au tout début.

Quand il n’y en a plus, il y en a encore

Prospective. On manque de métaux rares ? Il suffit de rapatrier quelques astéroïdes.

Qu’est ce qui permet de tels documentaires ? Outre le talent de tous les intervenants, il faut juste remarquer qu’ils utilisent à bon escient toutes les nouvelles palettes qui sont désormais à notre disposition.

Au début était le livre, puis l’image et le schéma. Suivirent les séquences animées. Et maintenant nous sommes entrés de plain-pied dans les facilités qu’offrent les images de synthèse. A chaque évolution médiatique, il y a de nouveaux virages intéressants à négocier.

C’est ça le progrès. Et je l’adore. A bas la stupide décroissance !

Saint Iridium ! Magnifiques poussières d’étoiles à neutrons.
Envoi
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