Mata Hari, agent H 21 (1964) 7/10 Moreau, Trintignant, Truffaut

Avec une Jeanne Moreau souveraine, un Trintignant tout gentil, et des dialogues de Truffaut, on a envie d’être indulgent.

On assiste pourtant une manière de raconter à l’ancienne, avec une belle prise de vue, des moyens bien visibles, une construction solide mais une trop intense romantisation.

La Mata est certes traîtresse et rusée, mais on veut nous la montrer aussi « femme » et prête à se laisser aller au sentiment. En tout cas c’est comme cela que l’on voyait le « sexe faible » alors.

La Néerlandaise, Margaretha Geertruida Zelle, se fait passer pour une Javanaise. Elle a en effet suivi un mari là bas. Et pour une longue période, elle a entretenu sa légende en dansant la javanaise. Elle a fait un fric fou et ses liaisons amoureuses, plutôt vénales, ont complété le reste.

A présent, elle est au service de l’ennemi et mène bien la danse. Son arme fatale, c’est la libido qu’elle inspire. Elle a toujours couché » même avec le directeur d’école quand elle était élève. Elle a cela dans le sang pour ainsi dire.

C’est une belle femme qui a du chien. Plusieurs deviendront des mordus.

En 1916 et 1917, en plein conflit, ces méfaits deviennent connus. De plus il est bon d’avoir un bouc émissaire (chèvre émissaire?) dans cette guerre qui s’enlise – Elle va tomber tôt ou tard.

Elle se laissera prendre dans le piège que l’on connaît et sera fusillée. C’est le tarif pour intelligence avec l’ennemi en temps de guerre. Depuis on ne cesse de discuter sur la réalité et l’intensité de sa culpabilité.

C’est triste à dire, qu’on la considère comme une sainte ou un démon, sa mort en a fait une vraie légende.

Le 7/10 c’est plutôt pour le bon jeu de la plupart de ces acteurs notoires, le film mérite moins.

https://fr.wikipedia.org/wiki/Mata_Hari,_agent_H_21

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