Meilleurs films USA famille, bien-pensance, american way of life

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Les Américains ont un don pour faire des films totalement inscrits dans leurs représentations sociétales du moment. Ils poussent alors le conventionnel à des niveaux de conformisme impressionnants.

Au centre de cette affaire, il y a les valeurs sacrées de l’american way of life. C’est plus complexe qu’on le croit, puisque cela mêle le feel good autant qu’un acceptable feel bad. Cela forme un tout indissociable. Et ceux qui y sont enfermés tentent de s’évader par le rire.

Sur le côté peu clivant, on note, le confort, les satisfactions matérielles, la vie pavillonnaire, l’idolâtrie des loisirs et des hobbies, l’individualisme, la valorisation de la force, l’importance accordée à la jeunesse.

Mais ceci est circonscrit par le corset communautaire, les valeurs du sens commun, les rites d’intégration, la religion, le civisme, le respect de l’autorité, les valeurs patriotiques, le travail, la bague au doigt, la sous culture consumériste propagée par la pub…

Dans le feel bad, qui fait partie du lot, et qui est communément admis, il y a cette éternelle rivalité enfants roi / parents responsables, le conflit entre les pulsions naturelles et l’interdit du sexe avant la majorité voire le mariages, les affres de la fidélité, l’opposition gendre / beau-père, les autres problèmes de génération. Surtout dans ces familles nucléaires où l’on ne veut pas des anciens sous son toit. On peut étendre avec les jalousies de voisinage et les décalages ethniques.

Voilà pour les ingrédients de la comédie familiale.

Le terme est d’ailleurs piégeux. Il donne l’impression d’un charmant produit populaire demandé par les familles. Alors que ce sont le plus souvent des reconstitutions mythologiques imposées par les studios. Comme le sont les films de Noël, les films de mariage et autres marronniers cinématographiques. Mais les torts sont partagés, car sans ce grand public moutonnier, il n’y aurait plus de production.

Dans ce way of life reconnu comme tel par les spectateurs, il y a toujours les deux côtés de la médaille, c’est ce qui a fait le succès de Dallas hier, et de Desesperate Housewives de nos jours. Quand les curseurs sont poussés au maximum, on arrive aux Simpson ou à American Dad.

Pas une création américaine mais « américaine » dans le titre !
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