Mon grand-père et moi (2020) Comédie familiale, tradition, humour choc… mais De Niro 6/10

Il s’agit d’un amusement familial très classique. Même ses rares pas de côté sont totalement canalisés.

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Les scénaristes ont cherché à se détacher un peu du lot. Mais il n’y a plus trop à espérer en matière de créativité dans ce genre très formaté et déjà vu des centaines de fois.

C’est pourquoi, il y a de clairs emprunts conceptuels. Le titre en français n’est pas innocent. Les créateurs sont dans registre voisin de Mon beau-père et moi (Meet the Parents) 2000, Mon beau-père, mes parents et moi (Meet the Fockers) 2004 avec le même grand-père Robert De Niro.

Le long métrage qui nous occupe a la particularité de mêler des conventions d’un film de Noël et celles d’une comédie familiale grâce à un Merry Birthday ou anniversaire sur le thème de Noël, commandé par la fillette.

L’idée générale est celle d’un conflit territorial menant à une guéguerre intergénérationnelle.

Le grand-père, veuf désemparé est rapatrié au domicile de sa fifille Uma Thurman. Compte tenu de son statut et de sa peine, il doit occuper une bonne chambre.

Du coup le fils de 10 ans, Oakes Fegley, est relégué dans un grenier vaguement aménagé.

Il se sent spolié. Il déclare la guerre officiellement à l’ancêtre. Il prend conseil auprès de ses camarades de classe. Mais Robert ne se laisse laisse pas faire et convoque ses vieux amis, dont Christopher Walken. Les staffs établissent des pièges pour faire plier le camp opposé.

Une cascade de coups bas, en forme de gags, devrait nous faire rire. Mais on s’ennuie rapidement. Et bien entendu les dégâts augmentent de manière exponentielle. C’est la loi du genre. La quantité remplace la qualité.

Les gamins ont la fâcheuse posture de jouer comme des grands. Cela sonne faux. Je déteste cela.

La délicieuse Uma Thurman est ici une bonne fille et une mère attentive de 50 ans. Elle a plutôt bien mûri. On est loin désormais de la magnifique folie de Pulp Fiction (1994) ou même de l’emmerderesse de  The House that Jack Built de Lars von Trier (2018).

On peut citer le général De Gaulle en 1965, à son sujet :

 » … La maîtresse de maison, la ménagère veut avoir un aspirateur, un frigidaire, une machine à laver… et même, si c’est possible, qu’on ait une auto… »

« En même temps, elle ne veut pas que son mari s’en aille bambocher de toutes parts, que les garçons mettent les pieds sur la table et que les filles ne rentrent pas la nuit…Ça, c’est l’ordre ! La ménagère veut le progrès, mais ne veut pas la pagaille… »

Son mari est bien dans les critères d’aujourd’hui. On dirait qu’il est castré tellement il est docile et sans relief. Rob Riggle est abonné à ces rôles là.

Robert De Niro joue très bien. Il est un excellent grand-père malicieux et authentiquement aimant. Il faut le voir jouer avec sa petite fille Laura Marano. C’est vraiment charmant. Ça m’embête, car du coup je ne peux être aussi sévère avec ce film gnangnan que je le devrais.

A noter la présence de Jane Seymour, une actrice qui a su traverser les âges et que l’on retrouve avec plaisir. Elle est la future désignée de Robert De Niro.

Accessoirement, la permanence de Robert De Niro à travers les âges, reflète un phénomène de société. Cette génération occupe le terrain d’un bout à l’autre et ne cède que rarement le pouvoir.

https://fr.wikipedia.org/wiki/Mon_grand-p%C3%A8re_et_moi

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