My Week with Marilyn Vs Le Prince et la Danseuse. Michelle Williams, Marilyn Monroe, Laurence Olivier. 6/10

Cela fait vraiment bizarre de voir ce My Week with Marilyn, si peu de temps après avoir visionné et critiqué le film dont on parle en long et en large dans le film, Le Prince et la Danseuse.

Car il ne s’agit que de cela, une bluette entre le 3ème assistant Colin Clark et Marilyn Monroe, lors du tournage fastidieux de cette comédie avec et par Laurence Olivier.

L’envers du décor :

Pour ce faire, Marilyn Monroe vient en Angleterre, mais elle traîne des pieds.

  • Son union avec Arthur Miller bat de l’aile (Dougray Scott). Pourtant il l’accompagne. Mais sur place, il prendra la décision de ne plus l’aider et d’échapper à sa vampirisation – il n’est plus capable d’écrire à cause d’elle.
  • Elle a déjà 30 ans et essaye de se contrôler avec une pléthore de cachets. Effet inverse garanti.
  • Elle n’a quasiment plus de mémoire, ne comprend pas son rôle et vient très largement en retard sur le plateau.
  • Elle s’est adjointe le concours de Paula Strasberg (Zoe Wanamaker). Cette femme de théâtre et son mari Lee Strasberg sont les crispants gourous de l’Actors Studio de New-York.

Le grand Laurence Olivier, qui n’a jamais eu besoin des Strasberg pour exister, n’entrave rien à ce charabia. De plus, il est conscient des coûts occasionnés par tous ces atermoiements. Notre adepte émérite du self control britannique en deviendrait presque irascible. Kenneth Branagh, qui reste un peu épais et moins élégant que l’original, nous fait un portrait acceptable de ce « Sir » débordé, tant il est au four et au moulin.

Rien ne va plus. Même sa femme Vivien Leigh ne parvient pas à arranger les choses. Judi Dench, en bienveillante Dame Sybil, ne fait pas beaucoup mieux.

L’idée globale est que Marilyn Monroe peut encore faire un bon film, ce qui est vrai. Mais qu’il lui faut du temps et de la liberté. Par contre l’interprétation de Michelle Williams est loin de me convaincre. Tout le charme de Marilyn tend à disparaître au « profit » d’une caricature assez vulgaire et peu inspirée.

  • Scarlett Johansson, qui n’accepta pas ce rôle, aurait été sans doute plus à sa place. Mais finalement on peut se demander si Marilyn peut être vraiment imitée.

C’est là qu’intervient le très jeune Colin Clark, assez bien joué par Eddie Redmayne. Lui-même tente de fricoter avec une petite employée (Emma Watson). Mais que faire quand on tombe sous le charme de Marilyn et qu’il semble y avoir une ouverture. Reste à savoir si son récit est vrai ou fantasmé. Il a fait des livres à partir de ses souvenirs privés. L’actrice n’était pas trop portée vers les jeunots inconnus, mais plutôt les mâles confirmés et renommés.

A noter qu’en vrai Laurence Olivier bouclera quand même ce film et que sa confrontation à l’écran avec Marilyn ne sera pas si mal.

A noter qu’en vrai Laurence Olivier bouclera quand même ce film et que sa confrontation à l’écran avec Marilyn ne sera pas si mal.

Simon Curtis ne filme pas mal, en dehors de ces incises bien à lui de Le Prince et la Danseuse. Le charme anglais est agréablement recréé, grâce aux intérieurs des studios et des maisons, mais aussi avec ces voitures prestigieuses et un poil grotesques de l’époque. Le problème ne vient pas de là.

L’histoire racontée ainsi, surtout avec Michelle Williams au centre, ne me convainc pas. Autant prendre Renée Zellweger alias Bridget Jones, en Marilyn alors.

https://fr.wikipedia.org/wiki/My_Week_with_Marilyn

https://fr.wikipedia.org/wiki/Paula_Strasberg

https://fr.wikipedia.org/wiki/Lee_Strasberg

https://fr.wikipedia.org/wiki/Colin_Clark

https://www.rogerebert.com/reviews/my-week-with-marilyn-2011

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