Paris, Texas. Nastassja Kinski. Wim Wenders. 5/10

Cruelle déception. Ce film primé et encensé par la critique de l’époque (1984) est singulièrement plat, linéaire et conformiste sur le fond. Reste la forme, sans doute plus enthousiasmante jadis qu’elle ne paraît de nos jours. Il est possible que cela soit cette posture innovante qui ait fait illusion.

L’histoire de Harry Dean Stanton, vagabond muet qui cache un passé trouble, n’arrive pas à passionner sur la distance.

Son frère Dean Stockwell le retrouve. Il arrive difficilement à faire parler le taiseux. L’affaire semble banale et un peu trop carrée pour être crédible. C’est une romance sur un amour impossible. La trop jeune et trop belle Nastassja Kinski aurait été subjuguée par le vieux Harry Dean Stanton. On n’y croit pas une minute.

Un fils est né. Il est quasi abandonné par ses deux parents qui vont chacun de leur côté sur la base de disputes d’alcool et de quiproquos. Harry, qui soustrait son fils à la garde de son frère dévoué et son épouse, poursuit son road trip vers le passé.

Il retrouve Nastassja comme call-girl et actrice de peep-show. S’en suit une scène cathartique où tout le monde pleure. Etc.

Cette resucée des amours uniques d’une vie sur fond mélodramatique est tout sauf emballant. Je ne comprends vraiment pas comment les critiques ont manqué tant de lucidité.

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