Propre à rien ! (Fancy Pants) (1950) 4/10 Bob Hope

Une farce qui met un scène Bob Hope et où on ne voit pratiquement que lui.

Cet Anglais de naissance, va d’abord jouer un comédien américain maladroit dans une pièce de théâtre anglaise.

Puis il sera recruté pour faire un faux maître d’hôtel. C’est une mise en scène visant à épater des Américaines mal éduquées, mais fortunées.

Ses dames vont le débaucher, pensant avoir à faire à un vrai employé de maison stylé. Ce butler guindé fera tâche dans cette petite ville de western mal dégrossie. C’est ce qui devrait nous faire rire.

En raison d’un quiproquos, il finira par interpréter un aristocrate. Il se lancera dans des fanfaronnades, en relatant des exploits insensés. Et il donnera même le change à Theodore Roosevelt, qui est de passage. Ce président, fidèle aux principes de la république, et qui veut rester simple, est étonnamment respectueux de la noblesse et de ces ex-colonisateurs. Bref passons.

Un film peu intéressant, qui cherche à nous plaire avec ces contrastes entre les castes sociales et qui s’appuie sur le frégolisme bien connu de l’acteur principal.

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Bob Hope est un de ces hommes à tout faire du spectacle. Il est sur les planches depuis son enfance. Comme tant d’autres à l’époque, il danse, il chante, il mime, il « performe » , il s’agite sur la scène. On le voit dans des vaudevilles, mais aussi à la radio, à la télévision et au cinéma.

Avec un sourire trop construit et toujours en spirale dans une vaine action, il en devient fatiguant. Le genre de gars à qui ont devrait prédire une crise cardiaque précoce. Il est pourtant mort paisiblement à 100 ans.

Dans la vraie vie, ce fut un homme à femmes, un « womanizer ».

En bon Américain, cet Anglais transfuge a toujours soutenu l’armée US, se montrant dans des shows dans les pays en guerre.

Il a été couvert d’honneurs, mais j’ai du mal pour ma part à identifier une œuvre mémorable. C’est plutôt un comique de surface. Il n’a rien de révolutionnaire. Il se cantonne prudemment à imiter ce qui a marché chez ses prédécesseurs. Ce serait donc davantage pour ce qu’il est et non pas ce qu’il fait, qu’on l’a encensé ?

En 1973, il a confié à John Lautner la réalisation de sa maison futuriste qui imite un volcan, la Hope Residence. Une résidence de 2,190 m² chapeauté par un gigantesque toit « mathématique » en béton, qui montre une certaine lourdeur. Mais il faut reconnaître que c’est méritant d’avoir osé.

https://fr.wikipedia.org/wiki/Propre_%C3%A0_rien_!

Bob Hope
Lucille Ball

Propre à rien ! (Fancy Pants) (1950) 4/10 Bob Hope
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