Salvatore Giuliano (1962) 8/10 Francesco Rosi, historien de la Mafia

Ce bandit « politique » a réellement existé.

Francesco Rosi retrace la dernière partie de son histoire. Et il ne nous appartient pas de juger de sa parfaite véracité. A noter que cette saga est remarquablement filmée, avec une impression de réalisme absolue.

Là où il fait fort, c’est qu’on ne le voit ce Giuliano presque que mort. Pour le reste, cet anti-héros, apprécié des miséreux, est en permanence dans la parole des autres, complices, opposants, juges ou policiers.

Les circonstances de sa mort ne sont pas claires. Il a sans doute été liquidé lors d’une trahison.

Le réalisateur ne joue pas avec nous. Au contraire, il met tout sur la table. Et comme les amis, les ennemis et les enquêteurs, on découvre au fur et à mesure ce qui pourrait bien s’être passé. Une fois l’omerta déjouée.

La tuerie d’un groupe de militants communistes, par ces « maquisards » douteux, d’après guerre, mène à un grand procès. Giuliano en est l’instigateur, mais depuis il est mort. Il faut quand même juger les lieutenants et les exécutants de base. Certains pourraient avoir été enrôlés de force.

La situation de ce village sicilien de Montelepre est tellement critique, qu’il est fait appel à l’armée.

Les conflits d’intérêts sont complexes. Pour les résoudre, il y a des alliances labiles entre mafia, bandits free-lance, indépendantistes, pouvoir et police.

https://fr.wikipedia.org/wiki/Salvatore_Giuliano_(film)

Frank Wolff Salvo Randone Pietro Cammarata

https://fr.wikipedia.org/wiki/Francesco_Rosi

https://fr.wikipedia.org/wiki/Salvatore_Giuliano en vrai

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