Saya Zamurai – Samouraï sans sabre. Avis. Résumé (2011) 4.5/10

C’est assez incroyable d’avoir réussi à réaliser en 2011, un film si vieillot, si ringard, qu’il semble avoir été tourné il y a 50 ans. Une japoniaiserie de plus.

Le conte qui est traité ici est bien modeste et se résume en quelques phrases.

Un Samouraï paumé erre sans but dans les vastes espaces japonais, en compagnie de sa toute jeune fille. Il a perdu tout courage, toute fierté. L’enfant ne cesse de lui reprocher.

Il est recherché, capturé et emprisonné. Il doit se soumettre à sa peine. Il a 30 jours pour faire rire le fils du souverain, atteint d’une maladive morosité, faute de quoi il devra mettre fin à ses jours.

A partir de là, on enchaîne des dizaines de mauvais procédés, avec ou sans machinerie, et qui ne dérideront ni le prince, ni les spectateurs. L’essentiel du comique supposé, réside dans son masque figé à la Buster Keaton. Et même si ce héros-zéro est un vrai marginal dans la vie, cela ne sauve rien.

Le tout conduit à un lassant suspense, qui finit par nous faire bailler.

Le principal est dans le final, que je n’ai aucun scrupule à vous dévoiler. D’ailleurs on voit venir le dénouement à grands sabots. Que les protagonistes soient pieds nus, n’y change rien.

Le Samouraï échoue et tout est dans sa perte. Il se fera un bel hara-kiri, et ce sera en soi sa preuve de courage et sa rédemption. Il a osé le faire et il offre à sa fille ce beau spectacle. «n’est il pas beau, ce sang rouge versé ? » – C’est dans son testament.

« la mort n’est elle pas ce qui forme le lien éternel entre les parents et les enfants ? » rajoute-t-il.

On est dans une sorte de déclinaison particulière de la célèbre phrase de Robespierre, « La mort est le commencement de l’immortalité ». Preuve que les grandes idées surviennent souvent dans plusieurs esprits à la fois, ou en décalage. On connaît cela pour les inventions.

A moins qu’il ne faille rendre au cousin nippon de Robespierre, ce qu’il n’a fait qu’emprunter ? Il faudra voir cela de plus près. Les premiers Samouraï dateraient du 8ème siècle et les derniers du 19ème.

Cette navrante ode au sacrifice suprême, nous fait remémorer cette idéologie criminelle des aviateurs kamikazes.

Le courage n’est pas forcément une qualité. Il y a le courage d’entreprendre de grandes choses et le courage de faire beaucoup de mal. Il vaudrait mieux qu’on s’en souvienne.

https://fr.wikipedia.org/wiki/Saya_Zamura%C3%AF

Et tous ceux qui suivent ont trempé dans le scénario !!!


Hitoshi Matsumoto
Mitsuyoshi Takasu
Tomoji Hasegawa
Kōji Ema
Mitsuru Kuramoto
Itsuji Itao
Envoi
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