Une fille comme ça (1955) 5.5/10 vaudeville gâché par Hitler. Cornelius

Ce film se dit « I am a camera » en anglais, sa langue natale. Ne me demandez pas pourquoi.

Une grande partie du scénario repose sur un personnage gai et inconséquent Sally Bowles, joué par Julie Harris. C’est une jeune femme qui vit au jour le jour et qui se sort assez bien de situations incroyables.

On la voit par exemple, en train de commander des plats de luxe et du champagne sans compter dans un restaurant russe. Son compagnon s’inquiète, il est loin de pouvoir assumer une telle addition. Eh bien, la belle ne s’alarme pas. Elle drague un autre client célibataire et visiblement friqué. Le riche règle la somme et les embarque dans une grande aventure, tous frais payés.

C’est bien évidemment éminemment improbable, comme bon nombre des scènes du film.

Laurence Harvey, le Lituanien à la banane (*), joue ce copain désargenté du nom de Christopher. C’est un écrivain en panne. Il tentera à plusieurs reprises d’amener le petit oiseau dans son lit. C’est donc un de ces films basé sur la frustration sexuelle et les bons sentiments.

En bon camarade, notre noble coeur lui proposera même de se faire passer pour le père de son futur enfant. En réalité, elle n’a jamais été enceinte.

Ce qui s’annonce comme une sorte de vaudeville insouciant, se combine à une angoissante donne politique. On est en plein dans l’ascension d’Hitler, en Allemagne. Et les menaces contre les juifs, dont un couple ami du héros, se font de plus en plus précises. Elles sont suivies des violences racistes que l’on connaît.

Ce mélange de mélo historique et de badineries sentimentales est assez curieux. Le film fera un bide. Et je ne suis pas sûr de pouvoir le réhabiliter.

(*) https://en.wikipedia.org/wiki/Laurence_Harvey


Zvi Mosheh Skikne mort très jeune d’un cancer.

https://en.wikipedia.org/wiki/I_Am_a_Camera_(film)


Julie Harris
Laurence Harvey Shelley Winters Ron Randell Anton Diffring
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