Vertical limit (2000) 3/10 Richard Branson ?

Crétinerie sans limite.

Le film de l’exploit. Ou comment faire pousser un gros navet à plus de 7000 mètres d’altitude.

Le début commence fort, avec une escalade alpine très précaire, sur paroi verticale. Des alpinistes de haut niveau, se laissent piéger dans une position mal assurée. Deux tombent dans le vide. Les trois derniers, le père, la fille, le fils, ne tiennent qu’à un fil, comme on dit. Le père en bas de cordée exige que le fils situé immédiatement au dessus coupe la corde qui les relie. Ce fardeau en moins, les enfants pourraient être sauvés. Drame cornélien revisité, entre le sacrifice, le devoir filial, l’affection, et le salut personnel. Le lieu est coupé. Le frère et la sœur seront épargnés, mais compte tenu des circonstances, une brouille s’installera entre eux.

Pschitt, trois années passent.

On retrouve la fille comme personnage clef d’une nouvelle expédition, dans une aventure himalayenne. Grandes montagnes et croissant musulman, c’est une devinette facile à résoudre. Nous sommes au nord-est du Pakistan.

Le commanditaire présent sur les lieux, est une sorte de Richard Branson. Il veut faire un coup de pub au sommet du K2, pour le lancement de sa nouvelle compagnie aérienne. Et bien entendu, on entend déjà les gros sabots, il va privilégier ses intérêts à court terme plutôt que la sécurité du groupe.

On assiste à une longue et lassante exposition des différents personnages. Les puristes et alpinistes de renom, qui se congratulent mutuellement. Le chef d’expédition intègre. Le devin illuminé, vieux baba cool, qui alerte sur le risque météo. Les météorologues chevronnés qui n’en pensent pas moins. Deux jeunes alcoolo qui distillent une infâme gniole au camp de base et j’en passe.

Ah oui, comme par hasard, il y a aussi le frère, qui subit toujours le ressentiment de la sœur, et qui est dans une expédition parallèle. A partir de là, on sait déjà tout ce qui va arriver.

Il y a un beau soleil présentement, et l’expédition s’engage malgré les mauvaises prévisions.


Les choses tournent rapidement au vinaigre. Le temps se gatte, puis c’est l’enchaînement des catastrophes. Bourrasques, avalanches, chute dans une crevasse de plus de 30 mètres… On était averti, c’est un film catastrophe. Le spectateur est venu pour cela.

Comme de bien entendu, presque tous les personnages de l’excursion mercantile, se retrouvent dans la fosse. Le sort et le réalisateur les ont poussé au même endroit, unité de lieu. Et dans cette course à l’invraisemblance, la plupart n’ont que des égratignures.

Quelque chose me susurrait que ce film consternant allait tourner en rond entre la très probable mission de secours où le frère jouerait un rôle capital, et la santé déclinante des captifs des glaces.

Là, j’ai fait le choix de préserver ma santé mentale, j’ai zappé sur une autre chaîne.

Et quand par pure curiosité, 45 minutes après, j’ai zappé dans le sens contraire, en effet le frère était en train d’arriver et les pauvres du bas n’allaient pas très fort. La course contre la montre est le ressort le plus commun de ce genre.

Je me suis sauvé à nouveau, le plus vite que j’ai pu. Tachant d’éviter la musique violoneuse et emphatique, qui matraque déjà tout ce que j’avais vu, et qui doit sans aucun doute se terminer par une apothéose de tambours et trompettes, lorsque arrivera la cavalerie.

Mon dieu que ce type de produit est lassant ! Là j’ai même failli être grossier, tant c’est C.. et Emm…

Et dire que ce film a réussi a tripler la mise au box office ! Il faut vraiment qu’on s’ennuie dans les chaumières. Vivement un film sur une pandémie virale !

https://fr.wikipedia.org/wiki/Vertical_Limit

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