Avis. The operative – Film Diane Kruger, Martin Freeman – Résumé. (2019) 4/10

Mon dieu que c’est mauvais ! Mon dieu que c’est long deux heures !

« plutôt souffrir mille morts que de vous déranger (avec ce sous produit de cinéma) » Il paraît que c’est une tournure de phrase très usuelle en Iran.

C’est un énième prétendu film d’espionnage, qui se contente de recopier tout ce qui a été produit avant, et semble aller là où c’est chaud dans le monde – Téhéran -, et qui accumule un incroyable ramassis de clichés.

Il y a tout juste une palote remise à niveau, par rapport aux John Le carré, avec un peu de transfert de données par ordinateur, puces pour les machines qui concentrent l’uranium et des gadgets de ce genre. Mais cela on le faisait déjà il y a plus de trente ans au cinéma.

Pour le reste, c’est toujours cette insupportable dramatisation forcée, musique lourdingue à l’appui, et ces lassants dilemmes entre le travail de l’ombre et l’impossibilité de l’amour ou même de l’amitié.

Mais il y a aussi ces coucheries nécessaires, sans lesquelles les belles agentes n’auraient pas grand-chose à faire.

L’héroïne, 43 ans bien sonné, qui joue passablement effacée, est cette espionne opérationnelle (operative), qui est supposée inverser le cadre habituel, naguère réservé aux James Bond bien virils. Mon nom est Kruger, Diane Kruger.

Elle jouera de son charme discret et tombera même enceinte (pour la cause ?) – En tant que femme conscientisée, cette espionne se permettra d’inutiles états d’âme. A défaut de faire professionnel, cela fait humain.

Martin Freeman reste pour moi et pour toujours, le faire valoir de Benedict Cumberbatch dans Sherlock. C’est déjà mieux que déguisé en Hobbit. Même barbu, ici cela ne vole pas haut.

Le moteur de l’angoisse est toujours le même. Se cacher à tout prix, déjouer la surveillance, échapper aux poursuites, éviter la souricière, ne pas se laisser piéger dans la nasse, gagner contre la montre. On instrumentalisera toutes les phobies du genre pour cela. Comme d’hab’

On peut rajouter à l’incurie générale, qu’il s’agit évidemment d’un regard unilatéral, très « israélien », sur la Perse, leur grand méchant loup.

Vivement que tout cela soit réellement revisité. Qu’on convoque des gens intelligents cette fois !

https://fr.wikipedia.org/wiki/The_Operative

Diane Kruger
Martin Freeman
Cas Anvar

Avis. The operative – Film Diane Kruger, Martin Freeman – Résumé. (2019) 4/10
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