If you love me (2014) 7/10 fantaisies sexuelles

The little death – If you love me – La petite mort

Un film australien décontracté.

Un projet que l’on peut croire osé, puisqu’il s’agit d’un film à sketches sur certaines fantaisies sexuelles pour couples usés.

Mais en fait cela n’a rien de pornographique ou provocateur. Et c’est somme toute assez moral et douillet.

C’est avant tout une comédie où il ne faut pas voir de messages particuliers.

Ci-dessous, les synopsis sont présentés en désordre, comme cela me revient.

Des curiosités comme cette « perversion » improbable qui consisterait à ne désirer son partenaire que si il pleure (Dacryphilie). Ce qui donne des situations plutôt comiques, comme de mettre les photos du père de son conjoint qui vient de mourir partout dans la maison, ou l’excès d’oignons, ou la dissimulation du chien bien aimé. Le tout pour amener les larmes tant espérées.

Il y aussi ce couple qui se lance dans des jeux de rôle à connotation sexuelle, sur les recommandations de l’inévitable conseiller des couples en panne. Le mari se prend au jeu et finit par suivre des cours d’art dramatique, se pensant un grand acteur. La femme un moment intéressée finit par se lasser.

Cette femme qui rêve de se faire violer, n’est pas politiquement correcte. Même si évidemment elle ne veut se faire violer que par son mari qu’elle aime. Tout cela mène à un curieux imbroglio largement prévisible.

Etrange cette paraphilie qui consisterait à ne vouloir sa femme que quand elle dort (Somnophilie). Mais ce n’est pas si improbable que cela, quand sa femme éveillée ne fait que de râler et insulter. Le mari très soumis, finit par la droguer pour abuser d’elle, quand elle est aussi inerte qu’un sac de pommes de terre.

Plus intéressant est le dernier sketch. Il s’agit d’un plateau vidéo-téléphonique pour aider les sourds dans leurs démarches. Quelqu’un leur téléphone et une opératrice est là pour transposer ce qu’elle entend en signes visibles. Dans les deux sens.

Et là, cela se corse quand un jeune homme voudrait utiliser le service comme interface avec un téléphone rose. La mignonne opératrice qui n’a rien à voir avec tout cela, a du mal à accepter la situation. Mais progressivement et charitablement, elle finit par s’exposer directement en mimant en vidéo pour le jeune homme, les situations les plus osées. Traduction fidèle de ce qui lui est susurré dans l’oreillette par la vamp du téléphone cochon.

De plus elle montre un faible pour ce jeune sourd muet. Une saine tendresse émane de ce qui pourrait être cru et vulgaire. C’est très bon.

A noter comme souvent dans les films à épisodes, un fil conducteur qui relie toutes ces scènes qui n’ont rien à voir les unes avec les autres.

C’est un condamné pour délits sexuels qui s’y colle. Il fait du porte à porte chez tous ses couples en roue libre, en offrant des gâteaux et en leur révélant sa situation juridique, comme il est tenu de le faire par le droit australien.

Avec un certain comique de répétition, puisque chaque fois, les couples totalement plongés dans leurs problèmes ou leurs fantasmes, ne lui accordent pas plus d’attention que cela. « Ah oui, d’accord merci. Au revoir ! ». Alors qu’en d’autres temps, c’est lui qui aurait été le personnage central, avec de sinistres insinuations.

La scène finale montre littéralement des petites morts.

Les comédiens font le job. On finit par en connaître quelques uns. Ceux qui apparaissent régulièrement dans des films ou des séries qui nous familières. Je pense par exemple à l’excellent Rake.

Ce cinéma australien sans complexe se donne de la peine. Parfois avec des petits budgets ou des souscriptions comme ici. Il n’est pas nécessaire de faire de la daube pour plaire. Une belle leçon.

Pas besoin, chez nos amis des antipodes, de ces mortifères subventions qui plombent souvent le cinéma français, en encourageant la médiocrité.

https://fr.wikipedia.org/wiki/If_You_Love_Me…

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