Les Ambitieux. Avis film. George Peppard alcoolique, Dmytryk délateur. 5/10

George Peppard, n’apparaît pas sur Internet en tant que grand acteur de cinéma. On le connaît surtout pour la série L’Agence tous risques. Et quand on fait une recherche avec son portrait sur Google par photo, rien ne sort. Le pauvre est mort alcoolique et oublié… y compris par Pichai Sundararajan.

Pourtant il ne démérite pas dans Diamants sur canapé (Breakfast at Tiffany’s) de Blake Edwards et même ici dans Les Ambitieux (The Carpetbaggers) d’Edward Dmytryk de 1964.

Dmytryk s’est permis un long-métrage de 2h30, juste pour mettre en scène l’ascension vertigineuse d’un arriviste doué pour les affaires, ses méthodes infectes et sa psychologie torturée.

Comme le héros ou anti-héros, incarné George Peppard, réussit tout dans la production de film et dans l’aviation, et qu’il a un sale caractère, on pense immédiatement à Howard Hughes. Presque du copier / coller.

C’est cru. Le nabab milliardaire peut se permettre d’être abject. Il prend ce qu’il veut, autant en affaire, que pour le sexe.

Il fait le Misanthrope de base, en disant à chacun ce qu’il pense être ses 4 vérités. Sous des dehors anti-hypocrites, il est tout simplement méchant, blessant voire verbalement assassin.

Nous sommes en 1964 et le psychologisme sévit intensément. Il y aura donc des hantises héréditaires, des excuses par des circonstances familiales, avec les explications psychanalysoïdes qui vont avec.

Mais la dernière minute de ce trop long film, lui permettra la rédemption. Par une pirouette totalement improbable, en deux mots, il vend tout et revient auprès de sa femme légitime – Elizabeth Ashley. Queue de poisson dans le même plastique que les petits saints creux, pleins d’eau bénite.

Comme pour Saint Augustin d’Hippone qui prend le bon virage après une vie dissolue. Edward Dmytryk a tiré également de grosses casseroles. Soupçons d’Activités Anti-Américaines, suivies de délations sordides, pour tenter de s’en sortir. Mais sa réhabilitation ne sera jamais au rendez-vous. Il lui aurait fallu finir dans un monastère.

Que ces exemples vous servent de leçon. Plus vous profiterez malicieusement avant, meilleure sera votre salut chrétien. Pas de demi-mesures avec des atermoiements. Le bon dieu aime ces virages à 180 degrés.

Le cul occupe une bonne partie de l’écran. Très confiants, les concepteurs ont même osé une Version 70 mm. La Rolls du cinéma d’alors.

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A noter une belle brochette d’acteurs :

https://fr.wikipedia.org/wiki/L%27Agence_tous_risques

https://fr.wikipedia.org/wiki/George_Peppard

https://fr.wikipedia.org/wiki/Augustin_d%27Hippone

https://fr.wikipedia.org/wiki/Sundar_Pichai

https://fr.wikipedia.org/wiki/Edward_Dmytryk

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