Les maudits (1947) 6/10 Henri Vidal, René Clément

les nazis, la tête sous l’eau.

Un film repêchable.

Vers la fin de la guerre, une poignée de nazis de toutes nationalités, s’embarquent dans un U-boat, pour aller créer une base avancée en Amérique du sud. Ils ont été sélectionnés pour leur engagement.

Un médecin français sera kidnappé au passage, à Royan, car une voyageuse Sudète a un besoin urgent de soins. C’est lui qui fera le récit de cette dangereuse aventure.

  • Il est joué par le beau Henri Vidal, un acteur apprécié, mais qui mourra à 40 ans d’une crise cardiaque. Malgré son jeune âge, il a pourtant déjà une impressionnante filmographie.
  • De part sa carrière, il a fréquenté les femmes les plus en vue de l’époque. Françoise Arnoul, Brigitte Bardot, Dany Carrel, Mylène Demongeot, Dawn Addams, Sophia Loren, Romy Schneider, Marina Vlady.
  • Il a même épousé Michèle Morgan.

Dans ce sous-marin, il y a des nazis fanatiques, mais aussi des opportunistes. Et au fil de l’eau, les caractères soumis à la promiscuité, se révéleront au grand jour. Façon de parler, car tout se passe dans le cadre peu lumineux du submersible reconstitué.

La plupart des comédiens jouent correctement, sans plus. Les nationalités présentes sont assez caricaturées. Le Français « affecté », l’Italien tragédien, la Sudète en blondasse sans scrupule…

  • Florence Marly, en réalité Hana Smekalova, est effectivement une sudète des environs de Ústí nad Labem. Région que je connais bien. Elle décédera également d’une crise cardiaque, à 59 ans.

Les officiers allemands sont divisés en deux catégories. Des rigides absolus qui ne croient que dans l’obéissance aveugle et qui pourchassent la moindre faiblesse. Et des belligérants plus souples. Ces derniers sont d’autant plus prêts à des compromis, que le conflit semble vouloir s’arrêter. Les uns et les autres finissent par s’étriper.

La plupart communiquent en français, ce qui est bien pratique pour le déroulement du scénario.

Le médecin cherche à se protéger. Il sait qu’il va être éliminé, car il a fini par savoir trop de choses. Après mille péripéties, lui s’en sortira, alors que la plupart des autres sont morts.

Le réalisateur est René Clément, à qui on doit aussi « Jeux interdits », « la bataille du rail », « Paris brûle-t-il ? », « plein soleil » , « les félins », « le passager de la pluie » et une contribution à « la belle et la bête ».


Le scénario et la réalisation sont plutôt mous et lents. On peut regretter ces exposés d’« états d’âme » et ces scènes de couple, qui sont tant dans le style « français » de l’époque.

Regardable, mais rien à voir avec le redoutable « Das Boot ».

https://fr.wikipedia.org/wiki/Les_Maudits

Marcel Dalio
Henri Vidal
Florence Marly

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