Saraka bô (1997) 4.5/10

Bien qu’ayant une immense filmographie, Richard Bohringer ne m’a jamais parfaitement convaincu. Il joue le flic rentre-dedans, avec sa violence à peine contenue, son assurance bourrue et … point barre. Le spectre reste assez étroit.

C’est une enquête policière où l’on oppose la psychologie, la psychopathologie, les esprits et le réalisme policier. Avec bien entendu on voir des meurtres ritualisés passablement crades.

Attal, déguisé en psychiatre, joue les intermédiaires. A contrecoeur vu le secret professionnel et une défiance quant à la brutalité des enquêteurs. Ce clivage est bien dans l’air du temps.

Les investigations qui mènent au coupable sont cousues de fil blanc. Il s’agit de désorienter le spectateur, comme toujours.

Le regard sur les Africains en France, même s’il se veut empathique, est assez paternaliste. D’ailleurs une bonne partie des noirs concernés jouent l’infantilisation. C’est vraiment curieux et daté.

Il y a bien entendu une jolie rebelle française, Aïssa Maïga, qui nous vient de Dakar.

Une phrase sur la jalousie, glissée discrètement au milieu du film, révèle le pot aux roses. Je l’ai entendu et à partir de là le film avait encore moins d’intérêt.

Un film marabouté où l’on ne nous épargne pas la prétendue sagesse divinatoire. Je préfère sortir les offrandes (Saraka bô) et m’en débarrasser.

https://fr.wikipedia.org/wiki/Saraka_b%C3%B4

Richard Bohringer
Yvan Attal

https://fr.wikipedia.org/wiki/A%C3%AFssa_Ma%C3%AFga

Saraka bô (1997) 4.5/10
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