Avis : Ladies and Gentlemen: Rolling Stones Aftermath, Satanic Majesties, Beggars Banquet,  Let It Bleed… 7/10

Les concerts de 1974 commencent en effet par l’annonce classique d’entrée en scène : « Ladies and Gentlemen: The Rolling Stones! » suivie d’une salve d’applaudissements.

1974 est à la fois une bonne et une mauvaise année. Les grands albums sont juste derrière eux et le concert pioche allègrement dans ce magnifique répertoire. Mais on n’est pas loin de la période déstructurée de Exile on Main St. (1972) où les excès, dont les drogues dures, ont fini par rendre le message incompréhensible.

Le double concert est donc dans son jus, mal filmé en basse définition, mal enregistré et avec un son souvent confus. Les albums en studio sont clairement plus léchés et plus agréables à écouter. Sur vinyle, tout tombe à merveille et on est content de retrouver chaque ligne mélodique à sa place, comme pour un rituel de messe.

Ici les chansons mythiques paraissent écrasées. Et Mick Jagger en fait des tonnes pour redonner vie à ces légendes. Le début semble fastidieux comme s’il voulait lui même se remettre dans cette ambiance satanique qu’il affectionne. La hargne est plus simulée qu’authentiquement vécue.

  • « Brown Sugar » « Bitch » « Gimme Shelter » « Dead Flowers » « Happy » « Tumbling Dice » « Love in Vain » « Sweet Virginia » « You Can’t Always Get What You Want » « All Down the Line »

Ceux qui ont écouté plus de 100 fois le disque Let It Bleed (1969)– j’en fais partie – regretteront et pardonneront à la fois.

  • Cet album m’est chevillé au corps. Ce fut ma bande son, lorsque j’étais si près de l’Himalaya, au début des années 70. Un « pélerin » avait ramené cette précieuse musique et cela tournait en boucle dans ce coffee shop pour voyageurs célestes. Comme d’ailleurs ce Zappa Hot Rats (1969). Odeurs d’omelettes, de chapati et de ganja.

Revenons à cette compilation de deux concerts texans. A force d’en remettre une couche, le groupe aboutit enfin à un « Midnight Rambler » de légende. Ce n’est certes pas du littéral – cela s’éloigne de la version microsillon – mais cela finit par le dépasser d’une certaine manière, tant ils se donnent à fond. Pour bien montrer son implication Mick se roule parterre. L’honneur est sauf.


A voir donc comme une vieille relique.

Mick Jagger 

Keith Richards 

Mick Taylor 

Bill Wyman 

Charlie Watts

https://en.wikipedia.org/wiki/Ladies_and_Gentlemen:_The_Rolling_Stones

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