Hellboy 2. Guillermo del Toro pas génial. Ron Perlman plouc SF. 3/10

* D’un côté, on trouve le réalisateur et scénariste soit-disant génial Guillermo del Toro en papa Frankenstein récidiviste. Notre joufflu avait déjà fait le premier opus Hellboy en 2004. On lui doit quand même Pacific Rim. Ne pas confondre avec l’excellent acteur Benicio del Toro.

En fait, ici ce bougre n’a rien inventé. Il se contente de compiler toutes les âneries répétitives des films fantastiques de notre temps. Au départ il y a cette volonté démagogique de satisfaire les adultes pauvres d’esprit et les gamins. On flatte les bas instincts et les solutions faciles. Rien dans ce défouloir ne s’adresse à l’intelligence.

C’est à base de Heroic fantasy, de folklore nordique disneyisé et de castagnes délirantes, rien de plus. Ce n’est même pas Guillermo qui fait le boulot, vu que ce sont principalement des images de synthèse. Eux, ils ont bossé, et il y a des scènes fort jolies.

* De l’autre côté, il y a sa créature rafistolée Hellboy, jouée par l’ultra massif Ron Perlman (qu’on préférait dans Le Nom de la rose). Son rôle de grand plouc rouge et bicorne est confondant d’idiotie. On dirait du sous Sylvester Stallone.

Cela se résume à : il ne faut pas me marcher sur les pieds, sinon je vous assomme avec mes petites mains (dont une grande). Et si cela ne suffit pas j’ai un pistolet. Tout cela face à des êtres au potentiel démesuré et des entités mi-machin mi-machine qui ont objectivement des atouts démentiellement supérieurs.

Toujours la même contrainte scénaristique dans laquelle les « créateurs » de ces dérivés Marvel et autres comics, se sont engouffrés, qui fait que le gentil doit gagner sur le méchant, quels que soient les moyens que ce dernier met en jeu. Y compris la création de machines hyper-sophistiquées et logiquement imparables si on n’a rien de consistant à mettre en face. A noter que la méchanceté est déterminée par le degré de laideur. C’est écrit dans leur peau.

In fine le scénario n’a aucune importance. On aurait été pourtant curieux de voir comment la Bête avec sa très longue queue (celle de derrière) a engrossé la Belle Selma Blair (pas si jolie que cela).

Il y en a un peu marre de ce canevas débile qui de surcroit dure deux longues heures abrutissantes.

Comment avec de tels moyens ne réussit-on pas à faire quelque chose de raffiné et de novateur ?

https://fr.wikipedia.org/wiki/Hellboy_2

https://fr.wikipedia.org/wiki/Guillermo_del_Toro

https://fr.wikipedia.org/wiki/Heroic_fantasy

https://fr.wikipedia.org/wiki/Ron_Perlman

https://fr.wikipedia.org/wiki/Benicio_del_Toro

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