Jurassic World: Fallen Kingdom. Avis. Corruption de la critique et des médias. 3/10

Triple arnaque !

  1. Le public est lassé, il leur faut du nouveau. On leur vend donc cet épisode, assez proche de tous les précédents, comme si c’était une révolution. Grossier mensonge !
  2. Comme par hasard ce film de 2018, réalisé par Juan Antonio Bayona, est rediffusé à la télé, alors même qu’on tente de « placer » l’épisode suivant de 2022. Cela sent mauvais la manipulation de big company.
  3. Les décors délabrés sont ceux de l’épisode précédent Jurassic World de Colin Trevorrow, de 2015. C’est vraiment du recyclage bon marché.

En fait, il n’y a jamais rien de bien nouveau depuis la recette initiale efficace de Spielberg dans Jurassic Park.

C’est comme la visite annuelle de la foire dans votre ville. On sait très bien ce qu’on vient y chercher, des frissons à bon compte. Et puis on essaye la nouvelle attraction, quand il y en a, et c’est reparti pour un tour.

L’idéologie sommaire propagée ici, est bien en phase avec notre époque.

  • Le Tyrannosaure est a priori un mauvais garnement, mais il pourrait être gentil s’il n’avait pas été perverti tel un OGM par l’homme.
  • Les diplodocus sont nos copains. Un végétarien quasi végan ne pouvant faire de mal à personne.
  • La catégorie humaine est divisée en deux. Les méchants qui utilisent la science pour faire du pognon et se contrefichent des conséquences. Et les gentils qui veillent à réparer les dégâts et qui avaient pourtant prévenu. Les enfants, bons clients de ce lunapark sont forcément toujours des gentils. Ces « innocents » peuvent être imprudents mais sont visionnaires également. On se demande bien ce qu’ils viennent faire dans un milieu si dangereux… à part racoler la clientèle de leur âge.

Heureux les faibles d’esprit car ils auront Jurassic World rien que pour eux.

Cette disneyisation de la faune, doublée de cette sommaire moraline, est bête à pleurer. Pourtant il se pourrait que le public en redemande.

Les acteurs sont totalement interchangeables d’un opus à l’autre. Et ils font toujours les mêmes expressions faussement effrayées sur fond bleu.

Les effets 3D montrent leurs limites. On sait, on connait, on n’est plus tellement surpris. Il vaudrait mieux des idées scénaristiques neuves que ces effets « spéciaux ». On est visiblement arrivé à la fin d’un cycle.

C’est aussi ennuyeux que d’aller voir les majorettes « colorisées » chaque année. Et pourtant il arrive que ces dinosaure(tte)s là, bien vivantes, soient de notre famille… une des dernières justifications pour se déplacer.

Le budget pub et intox des médias est considérable dans ces arnaques. Pas étonnant qu’une bonne partie de la critique et les chaînes de télé se prêtent à tous ces simulacres de pseudo connivence, avec des mines faussement enjouées. Certains sont simplement naïfs et croient « informer ». On parle d’autocensure, mais là il s’agit d’auto-anti-censure. On s’interdit de ne pas en parler.

Ces méthodes parfaitement rodées n’ont rien à envier avec la corruption généralisée de l’info. La même, tellement visible, à laquelle on assiste, lors de la sortie d’un nouveau smartphone « de marque » ou d’une station de jeu vidéo.

https://fr.wikipedia.org/wiki/Jurassic_World:_Fallen_Kingdom

Jurassic World: Fallen Kingdom. Avis. Corruption de la critique et des médias. 3/10
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