Michel Leeb, bête de scène, cible Woke. Négritude, jaunitude. 8/10

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Notre homme se réjouit comme un gamin en relatant sa rencontre inespérée avec son idole du rire, Jerry Lewis. Il a forcé la porte de la loge de ce dernier, qui faisait ses shows à Paris. Et il a été tout étonné, même incrédule, quand cet Américain légendaire a accepté d’aller voir son tout petit spectacle. Suite à cela, Jerry a lancé une de ces petites locutions définitives qui déterminent à jamais une carrière « il faut continuez » lui a-t-il dit.

  • J’ai moi-même rencontré Poulidor jadis, qui m’a fait une belle dédicace, sur la propreté dans le sport et pourtant je n’ai pas démarré une carrière de cycliste. Non mais ! – J’étais étudiant en médecine impatient d’avoir son avis sur le dopage – Il ne semblait pas s’en émouvoir plus que cela.

J’apprécie d’autant plus Michel Leeb qu’il est la cible d’une chasse aux sorcières de la part d’obscures conn*** ultra-féministes et tous les con** qui s’aplatissent devant elles. Lesquelles se vautrent dans les pires clichés anachroniques et dans les amalgames de bas étage. Moins ces militant(e)s ont de talent et plus elles la ramènent.

  • Non, le regard humain et moqueur de Michel Leeb, sur le vendeur et l’acheteur africains, qui négocient de 3 grammes à 3 tonnes de pommes de terre, n’est pas une preuve de racisme. Mais un regard attendri et infiniment empathique. Ça vous la coupe ? Tant pis pour vous.
  • Non, la mise en scène de cet homme « jaune » aux yeux plissés, n’est pas une caricature définitive de tout ce continent « extrêmement » éloigné. Là encore, c’est un tribut fait à un salutaire exotisme, mais dans sa forme hyperbolique et démonstrative. Mais comme c’est aux antipodes de la vision woke qui prône le mélange qui efface les spécificités, ce n’est pas encore revenu à la mode. Ce sont ceux qui ne reconnaissent pas qu’il puisse y avoir des différences culturelles, qui sont les fautifs, pas ceux qui y mettent la « ligne claire ».
  • Non, le sketch parfait de l’ami aveugle Ray Charles n’est pas avilissant. C’est au contraire un magnifique hommage fait par un sacré bosseur.

J’avais de l’affection pour Rama Yade, avant que ses dérives woke soient si flagrantes :

Regardez les bêtises qu’elle écrit, n’ayant rien compris au second degré  :

« En jouant avec l’inconscient collectif de son public, Michel Leeb, grimé en noir et les lèvres rougies, a construit toute sa carrière d’humoriste sur ces clichés, notamment le supposé accent africain présenté comme la manifestation d’un handicap intellectuel, sans que, pendant longtemps, personne ne s’en étonne. On entend quelquefois dire que ces sketches ne sont pas racistes et que, décidément, on ne peut plus rire de rien. Pour savoir si les sketches de Michel Leeb sont drôles ou racistes, il suffirait d’imaginer, un instant, que son public soit entièrement noir…

La messe est dite.

Le documentaire est bien fait. Il nous montre de nombreux extraits de ses spectacles. Dommage qu’ils ne soient pas toujours en assez bonne définition.

Plusieurs artistes de son niveau viennent à son secours. Il faut dire que le courage manque souvent dans ce milieu qui spécule sur le consensuel pour ratisser large. Les fortes têtes sont donc le bienvenues (Michel Boujenah, Claude Lelouch et même Line Renaud !)

  • Boujenah que j’estime de plus en plus, dans ces interventions hors scène comme ici. Il affine encore et encore, cette spécificité de l’humour juif désespéré, qui profite de l’écart grandissant entre la société déconnante et la fragilité des hommes. C’est de « l’improvisation » finalement et c’est très représentatif de son talent. Je le propulse donc dans l’image principale.

https://fr.wikipedia.org/wiki/Michel_Leeb

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