Néfertiti, reine du Nil – Avis film. Jeanne Crain Californie – Péplum romantique, non historique. 1961 – 5/10

Sur la stèle d’Amarna, Néfertiti est décrite ainsi : « Éminence parmi les éminences de la noblesse, immense en son palais, d’allure sublime, belle à la double plume, maîtresse de joie unie à la grâce, dont on se réjouit d’entendre la voix, grande épouse du roi, sa bien-aimée, grande maîtresse des deux terres, Neferneferuaten, Néfertiti [beauté des beautés d’Aton, la belle-venue], immortelle pour l’éternité ! »

Bien sûr il existe le fameux buste de Berlin qui peut correspondre à cette description. Pourtant il existe des représentations de Néfertiti, petite et bedonnante, dont on parle peu.

Dans ce Néfertiti de 1961, une musique angélique fait la courte échelle à un prêtre supposé défenseur du dieu unique. C’est la même que dans façon les dix commandements, Quo vadis? ou autres péplums christiques. Même s’il s’agit d’Aton, on se réfère sans trop de précautions historiques à Jéhovah, Yahvé ou le dieu des chrétiens. Même combat en quelque sorte. Si vous avez un dieu unique, vous êtes des nôtres et vous avez droit à la musique unique.

  • Amenhotep IV (Akhenaton) a été le grand défenseur imprudent de ce concept pour l’époque.

Edmund Purdom et Jeanne Crain sont parfaitement archétypaux dans leurs sandales.

Notre héros, le sculpteur Tumos, nous est présenté comme le créateur du célèbre buste de la reine (trouvé dans d’étranges circonstance par Ludwig Borchardt et qui serait un faux selon certains).

Mais c’est aussi son amoureux qui sera spolié de sa belle, par les mauvais prêtres polythéistes, dont son père Benakon.

Néfertiti est bien entendu une femme monoandre et vertueuse. Si elle se retrouve dans le lit d’Aménophis, en tant qu’épouse officielle, c’est contre son gré. Et comme dans tous les récits « légendaires » de cette époque (1961) elle sera toujours fidèle à son premier amour, en esprit.

En cela le film ne tient pas debout, puisqu’elle s’est mariée à 12 ans ! Elle pourrait venir d’Asie mineure. Mais en général on la croit égyptienne.

Aménophis IV est un pharaon victorieux sur le terrain, mais sa santé mentale ne va pas très bien. Il finira par se suicider (dans le film, mais sans doute pas dans la vraie « vie »)

On ne montre pas ici son étrange physique comme c’est pourtant le cas sur les bas reliefs. Entre temps il est devenu Akhenaton.

Les conflits seront nombreux entre les différentes sectes. Et Benakon finira par être tué par la copine du sculpteur.

On est donc plus dans une petite histoire de famille que dans la grande histoire égyptienne. Et encore tout n’a pas l’air vrai.

https://fr.wikipedia.org/wiki/N%C3%A9fertiti,_reine_du_Nil

Jeanne Crain

Edmund Purdom

Vincent Price

https://www.nationalgeographic.fr/histoire/nefertiti-portrait-dune-grande-reine

https://www.herodote.net/Reine_puissante_et_mysterieuse-synthese-2876.php

https://www.pointdevue.fr/histoire/histoire-du-monde/nefertiti-devoile-ses-derniers-secrets

https://fr.wikipedia.org/wiki/Akhenaton

https://pedagogie.ac-strasbourg.fr/fileadmin/pedagogie/lettres/Examens/Le_peplum_et_ses_sujets__1_.pdf

https://tel.archives-ouvertes.fr/tel-03331637/file/2020PA100076_diff.pdf

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