Quo vadis. Mervyn LeRoy, Ustinov, Deborah Kerr, Robert Taylor. 6/10

Ce film de 1951 peut revendiquer deux pères bien distincts.

  • D’abord le prix Nobel polonais Henryk Sienkiewicz, pour le livre éponyme.
  • Ensuite Mervyn LeRoy pour la réalisation grand spectacle. Son nom ne dit plus grand-chose à grand monde.

Dans ces années là, la valeur se jugeait au nombre des Oscars. Bingo il en a 7.

C’est du péplum proto-chrétien avec d’innocentes âmes qui tendent les deux joues. Mais en face il y a la Force : de méchants romains, aux desseins bien sombres, avec au somment le fameux Néron joué par un fantasque Peter Ustinov. Il est rusé, pleutre, se défausse de ses cruelles fautes sur les autres. S’il nous faut un dictateur cruel, c’est tout lui. Mais avec un certain comique maladif assez bizarre tout de même ! Et pas si bien joué que cela.

Rassurez-vous, cela finira mal. On a quelques supports historiques pour tenter d’étayer cette thèse brûlante mais pas fumeuse. Mais de toute façon Rome était très exposée au feu de part sa conception. Cela devait arriver, même sans l’intervention d’un pyromane de la haute.

Il y a de la belle femme angélique quand même et c’est comme souvent Deborah Kerr qui s’y colle. Personnage non historique d’ailleurs.

Tiens, il y a aussi Robert Taylor qui passe par là. Une tête d’affiche sûre. Pas besoin que les Romains aient eu besoin d’écrire sur lui. Il est là c’est tout.

Et ce bon Leo Genn est chargé d’incarner le docte Pétrone. Regard clair, pensées harmonieuses, frange de la romanité, si chère à Barthes.

Autre tête pensante en sursis Nicholas Hannen en Sénèque.

Patricia Laffan nous fait une Poppée complice et passablement salope. N’ayons pas peur des mots.

Le très biblique Finlay Currie représente un certain Pierre et Abraham Sofaer joue un certain Paul. Tête haute, on voit bien qu’ils sont illuminés par en haut. A la fois lustres et illustres. Et sinon la musique des sphères en rajoute une couche.

Un film bourré d’erreurs historiques. Mais on n’est pas venu pour un documentaire précis mais pour une histoire romanesque. Difficile à voir plusieurs fois tout de même. D’où le 6/10.

https://fr.wikipedia.org/wiki/Quo_vadis_(film,_1951)

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