Staying alive (1983) 6/10 Travolta, Rhodes, Stallone

And we’re stayin’ alive, stayin’ alive

Ah, ha, ha, ha, stayin’ alive, stayin’ alive

Ah, ha, ha, ha, stayin’ alive…

Bon, à part la cette chanson culte des Bee Gees, je ne trouve pas la bande son, si bonne que cela.

C’est l’histoire du jeune Travolta, qui vient de Brooklyn la défavorisée, et qui fait tout ce qu’il faut pour percer, dans le monde huppé de la danse à Broadway.

Dans ses amours, il hésite entre deux danseuses, représentant deux univers.

  • Finola Hughes est une étoile raffinée, issue de la haute. La belle est très attirante, mais visiblement pas du même milieu. Elle s’amuse un peu avec lui, mais s’ingénie à conserver les distances. Elle l’aide à gravir le premier échelon. Ce n’est pas une oie blanche. Cette femme racée ne se berce pas d’illusion : « Tout le monde se sert de tout le monde ». Elle a ma préférence.
  • L’autre est sa régulière. Cynthia Rhodes est moins bombasse et plus gentille fille. Elle ne joue pas dans la même catégorie. Discrète voire effacée, elle est sentimentale et a la larme facile. Qu’elle ne s’inquiète pas, dans ce cinéma « familial », elle conserve toutes ses chances. Il suffira de quelques allers-retours.

Tout le script nous mène à l’apothéose finale, le grand spectacle lors de la Première.

Cinq ans avant Travolta se livrait au même « sport », dans une performance analogue : « La Fièvre du samedi soir ». Un indiscutable réussite qui tend à éclipser « Staying alive ».

Sylvester Stallone – oui c’est bien lui – a réalisé un film bien charpenté, linéaire et efficace. Pas étonnant qu’avec notre Rambo, l’exposition de muscles et les performances athlétiques, dominent. Le film est incontestablement viril et testostéroné. La finesse et la subtilité passent largement en second plan.

  • Et pourtant le chorégraphe dans le film prétend enseigner le contraire « ce que vous faites, ce n’est pas de la gymnastique »

Les fans de danse de l’époque y trouveront sans doute leur compte. Les autres s’ennuieront souvent.

Alors que l’on s’attend au meilleur, le show final « Satan’s Alley », est étonnement lourd et dénué de grâce. Vu de loin, il donne l’impression d’assister à un combat à mains nues, de GI contre les Vietcongs.

Il y a une bonne scène au milieu du film, quand le jeune Travolta déboussolé va voir sa mère. Il a un accès de contrition. Au-delà de ses déboires sentimentaux et professionnels, il doute de tout. Il se demande s’il n’a pas été aussi un mauvais fils. Sa mère le rassure en lui disant que tout son comportement passé, même le pire, n’a fait que concourir à ce qu’il est devenu maintenant. Ses révoltes, ses problèmes, l’ont obligé à essayer de se sortir du milieu défavorisé, dans lequel il était. Un bel acte de piété maternelle. Elle aura droit un billet gratuit pour le spectacle.

Voilà, ce n’est pas le pire film musical, mais c’est loin d’être le meilleur.

https://fr.wikipedia.org/wiki/Staying_Alive

John Travolta
Cynthia Rhodes

RéalisationSylvester Stallone
Envoi
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