Traces de l’ histoire – Artistes, guerre et propagande. Avis documentaire – Stefan Zweig – 7/10

Ce court documentaire se base en partie sur l’analyse de documents de propagande entassés sur les étagères des archives de Vienne. Une mine incroyable dont je ne suis pas sûr qu’ils aient fait le tour, ni tirés tous les enseignements.

En 2016 la réalisatrice autrichienne Andrea Morgenthaler s’est surtout intéressée aux personnages célèbres de son pays, qui se sont enflammés pour le démarrage de la Première Guerre mondiale.

Certains pacifistes comme Stefan Zweig ont retourné leur veste un moment. D’ailleurs, cela ne s’est pas fait sans mal. Il a du sacrifier un moment une forte amitié transfrontalière avec Romain Rolland.

Zweig, comme d’autres (Robert Musil est juste cité, mais le sujet n’est pas approfondi), ont collaboré à l’enjolivement journalistique de la propagande, en vibrant pour la solidarité et la fraternité nationale.

On n’apprend pas grand chose, car ce grand écrivain ne s’est pas caché d’avoir été pris dans l’enthousiasme collectif de cette drogue, que fut l’image héroïque qu’ils avaient de la guerre. Image qu’il a contribué à consolider en dépit du bon sens.

On parle de « faussaire de héros » pour montrer la manipulation consistant à amplifier certains traits de la réalité de la guerre.

Plus tard les esprits ce sont bien calmés. Ce qui est devenu une apologie de la haine, ne pouvait lui convenir. Cf Le Monde d’hier. Souvenirs d’un Européen

https://fr.wikipedia.org/wiki/Robert_Musil

Robert Musil est le rédacteur du premier numéro du journal nationaliste La Patrie (Die Heimat) paru le 1er mars 1918.

https://fr.wikipedia.org/wiki/Stefan_Zweig

https://fr.wikipedia.org/wiki/Le_Monde_d%27hier._Souvenirs_d%27un_Europ%C3%A9en

Otto Dix :

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